lundi 4 décembre 2017

Activités royales en novembre 2017

                          

11 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel, la présidente d'Estonie Kersti Kaljulaid, le président d'Arménie Serzh Sargyan, le président d'Ukraine Petro Poroshenko, les présidents sortant et entrant de l'Union Wallone des Entreprises, le président du groupe PS au parlement wallon Pierre-Yves Dermagne, la ministre de la Santé Maggie de Block, ainsi que les ambassadeurs d'Andorre, Sao Tomé-et-Principe, Guinée-Bissau et Tuvalu venus apporter leurs lettres de créance

41 activités officielles pour le Roi :  remise des lettres patentes aux nouveaux anoblis, déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs sociaux, semaine de la lecture à voix haute à Kampenhout, rencontre avec deux classes de 6ème secondaire participant à un échange linguistique du Fonds Prince Philippe, remise du Chemistry for the Future Solvay Prize, rencontre avec une trentaine de CEO sur le Pacte Européen pour la Jeunesse, 30ème anniversaire du Disaster Victim Identification, réception pour les nouveaux fournisseurs brevetés de la Cour, visite d'une ferme bio à Grimbergen, visite de l'entreprise Videohouse à Vilvorde, table ronde à l'hôtel de ville de Vilvorde sur la déradicalisation, promenade en bateau à bord du Waterbus de Vilvorde à Bruxelles.
+  29 activités officielles lors du voyage d'Etat en Inde (déjeuner avec une partie de la délégation belge, visite du Taj Mahal, cérémonie d'accueil officielle, cérémonie au mémorial du Mahatma Gandhi, rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, rencontre avec le premier ministre indien, déjeuner de travail avec le premier ministre indien, dépôt d'une couronne de fleurs à la Porte de l'Inde, clôture de la session de travail belgo-indienne sur les villes durables, rencontre avec le vice-président indien, banquet d'Etat offert par le couple présidentiel, ouverture du forum économique belgo-indien, inauguration de l'exposition "India and Belgium & the Centenary of the Great War", déjeuner de travail avec des patrons indiens, ouverture du séminaire "Technologies innovantes belges pour l'industrie lourde", conclusion du séminaire sur l'alimentation, cérémonie de signature de contrats, réception officielle à l'ambassade belge, rencontre avec le gouverneur de l'Etat de Maharashtra et son épouse, déjeuner offert par le gouverneur de l'Etat de Maharashtra, ouverture d'une table ronde sur le secteur diamantaire, cérémonie de signature de contrats, réception à Mumbai offerte par le port d'Anvers, démonstration de cricket en lien avec l'Unicef, commémoration des attentats de Mumbai en 2008, ouverture du sommet sur les technologies propres, déjeuner avec des chefs d'entreprises belges et indiens, présentation du travail de l'association de Sœur Jeanne, soirée au Tata Théâtre de Mumbai).

34 activités officielles pour la Reine :   remise des lettres patentes aux nouveaux anoblis, déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs sociaux, séminaire national "SDG : allons-nous dans la bonne direction?", 30ème anniversaire du Disaster Victim Identification, réception pour les nouveaux fournisseurs brevetés de la Cour, visite d'une ferme bio à Grimbergen, visite de l'entreprise Videohouse à Vilvorde, table ronde à l'hôtel de ville de Vilvorde sur la déradicalisation, promenade en bateau à bord du Waterbus entre Vilvorde et Bruxelles, visite de l'Ecole supérieure des Arts à Mons.
+ 24 activités officielles lors du voyage d'Etat en Inde (déjeuner avec une partie de la délégation belge, visite du Taj Mahal, cérémonie d'accueil officielle, cérémonie au mémorial du Mahatma Gandhi, visite d'un projet de microfinance, déjeuner offert par la Première Dame, visite du call center Child Line, banquet d'Etat offert par le couple présidentiel, petit-déjeuner sur le thème des ODD de l'ONU, rencontre de réseautage avec des tours opérateurs indiens, inauguration de l'exposition "India and Belgium & the Centenary of the Great War", déjeuner avec des représentants des mondes académiques belges et indiens, visite du programme Plan-It Girls, réception officielle à l'ambassade belge, rencontre avec le gouverneur de l'Etat de Maharashtra et son épouse, déjeuner offert par le gouverneur de l'Etat de Maharashtra, présentation de la Handwash Song, conclusion d'un séminaire sur les sciences du vivant et les soins de santé, réception à Mumbai offerte par le port d'Anvers, démonstration de cricket en lien avec l'Unicef, visite de la Mehli Mehta Music Foundation, déjeuner sur l'autonomisation des femmes, présentation du travail de l'association de Sœur Jeanne, soirée au Tata Théâtre de Mumbai)

5 activités officielles pour le roi Albert II et la reine Paola :   Te Deum de la fête du Roi,  Fête du Roi au parlement fédéral, visite de Touring à Bruxelles, visite aux Cliniques Universitaires Saint-Luc, concert pour les 25 ans de la Fondation Reine Paola.

0 activité officielle pour la princesse héritière Elisabeth

8 activités officielles pour la princesse Astrid :   commémoration de l'Armistice à la Colonne du Congrès, remise de l'AstraZeneca Foundation Award 2016, inauguration du Musée L à Louvain-la-Neuve, visite de la Proximus Art Collection, Te Deum de la fête du Roi, Fête du Roi au parlement fédéral, visite du VIB Center of Brain & Discase Research de la KUL, concert pour les 25 ans de la Fondation Reine Paola.

2 activités officielles pour le prince Lorenz :   Te Deum de la fête du Roi, Fête du Roi au parlement fédéral

0 activité officielle pour le prince Laurent

2 activités officielles pour la princesse Claire :   Te Deum de la fête du Roi,  Fête du Roi au parlement fédéral

Récapitulatif des activités officielles de janvier à novembre (source :  www.monarchie.be) :

Roi :  186 activités officielles + 159 audiences

Reine :  208 activités officielles

Princesse Astrid :  102 activités officielles

Prince Laurent :  53 activités officielles
 
Princesse Claire :   23 activités officielles

Prince Lorenz :   21 activités officielles

Roi Albert II et Reine Paola :   11 activités officielles

Princesse Elisabeth :  9 activités officielles

lundi 20 novembre 2017

La famille royale et les Ardennes

                              Résultat d’images pour Philippe et Mathilde à ciergnon

Comme la plupart de leurs prédécesseurs, le roi Philippe et la reine Mathilde apprécient le château de Ciergnon dans les Ardennes, une propriété de la Donation Royale mise traditionnellement à la disposition du souverain régnant. Depuis leur accession au trône en 2013, ils n'y viennent pas passer les week-ends (comme le faisaient régulièrement le roi Albert et la reine Paola), mais y passent plutôt une semaine de congé (à la Toussaint, par exemple). A noter que c'est dans la chapelle du château que leurs quatre enfants ont été baptisés.

Beaucoup de lieux sont liés à notre dynastie dans les Ardennes :

- le château de Ciergnon (plus d'infos :  http://royalementblog.blogspot.be/2011/08/le-chateau-de-ciergnon.html)

- le château de Villers-sur-Lesse (plus d'infos :  http://royalementblog.blogspot.be/2011/08/le-chateau-de-villers-sur-lesse.html)

- le château de Fenffe (plus d'infos :  http://royalementblog.blogspot.be/2011/09/le-chateau-de-fenffe.html)

- la chapelle Reine Astrid de Briquemont (plus d'infos :  http://royalementblog.blogspot.be/2014/01/la-chapelle-reine-astrid-de-briquemont.html)

- la Tour de l'ancien château royal d'Ardenne (plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2010/05/le-chateau-royal-dardenne.html)

- l'ancien presbytère de Villers-sur-Lesse (plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/01/lancien-presbytere-de-villers-sur-lesse.html)

lundi 13 novembre 2017

Le combat d'Astrid contre les mines antipersonnel

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En tant que présidente de la Croix-Rouge de Belgique, la princesse Astrid est invitée à des conférences sur les mines antipersonnel. Ainsi, lors de la 2ème assemblée des Etats parties à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en septembre 2001, elle prononce le discours suivant :

"C'est pour moi un grand honneur d'être parmi vous à cette 2ème assemblée des Etats parties et de pouvoir vous adresser la parole. Je suis d'autant plus honorée et fière que je crois fermement en la noble cause qui nous a inspiré depuis plusieurs années et qui nous réunit encore aujourd'hui :  savoir interdire l'emploi, le stockage, la production, le transfert des mines antipersonnel, obtenir leur destruction et, enfin, soutenir les pays et les victimes touchées par ce terrible fléau.

Certes, des progrès considérables ont été réalisés durant la dernière décennie dans la lutte contre ces armes perfides. Il y a dix ans encore, l'élimination des mines antipersonnel semblait relever de l'utopie. Ce sont cependant les drames humains, liés aux conséquences de ces engins de mort, qui nous ont poussés, nous, les Etats, les organisations internationales, les organisations non-gouvernementales et les citoyens à nous en défaire le plus rapidement possible. Cette mobilisation nous a fait progresser très rapidement, et plus encore à partir de 1996, lors du lancement du processus qui a abouti à la Convention d'Ottawa. Pas plus tard qu'en juin 1997, j'ai eu l'occasion, en tant que présidente nationale de la Croix-Rouge de Belgique, de m'adresser à la conférence internationale de Bruxelles pour une interdiction totale des mines antipersonnel. J'y ai exprimé alors le souhait que les efforts des Etats participants conduisent, avant la fin de 1997, à une convention sur l'interdiction de ces engins meurtriers et l'obligation de destruction des stocks existants.

Ce qui n'était alors qu'un souhait est devenu aujourd'hui une réalité. Que de chemin parcouru! L'événement historique, pierre angulaire dans notre combat, est évidemment la Convention d'Ottawa qui nous a permis d'avancer bien plus loin que nous ne l'avions espéré au départ. En outre, la Convention a généré une dynamique propre, si l'on en juge par la rapidité avec laquelle elle est entrée en vigueur et le nombre impressionnant des Etats-parties et Etats signataires. Ceci constitue pour nous un grand encouragement.  Il est un fait notoire que la Convention a d'ores et déjà abouti à une régression considérable de la production, de l'emploi, du stockage et du transfert des mines. De même, le nombre de victimes a diminué considérablement. Bref, l'interdiction, prévue par la Convention, se met réellement en place.

Démonstration a ainsi été faite qu'il ne faut pas sous-estimer les efforts et les initiatives de toute nature, dès lors qu'il s'agit de mobiliser l'opinion publique et de changer les attitudes des Etats face à ce problème. A cet égard, il faut souligner tout particulièrement les actions entreprises par la Campagne Internationale pour Interdire les Mines qui a été universellement reconnue par l'attribution du Prix Nobel de la Paix en 1997.

Cette reconnaissance internationale est de nature à nous encourager à persévérer, et peut-être avec plus d'imagination encore. Je souhaite ardemment qu'un jour, nous puissions nous réunir afin de constater qu'il n'y a plus de mines et, mieux encore, qu'il n'y a plus de victimes. Nous devons donc continuer nos efforts en vue de l'universalisation de la Convention, tout en étant conscients qu'il ne suffit pas d'y adhérer, encore faut-il œuvrer à sa réalisation. La Convention s'est résolument voulue ambitieuse quant aux délais imposés.

Un autre objectif majeur de la Convention consiste à continuer, je dirais même renforcer, notre solidarité avec les pays touchés par ce fléau, afin de permettre aux victimes de retrouver une vie digne, de sensibiliser la population aux dangers que représentent les mines, et enfin de procéder au déminage. C'est pourquoi une évaluation constante de l'action menée s'impose. Il importe de vérifier si notre effort est suffisant. Dans ce contexte, l'étude des améliorations possibles et adéquates me semble primordiale.

Personnellement, j'ai pu me rendre compte des efforts accomplis. Ainsi ai-je pu constater au Mozambique, par exemple, comment la population, et surtout les jeunes, sont sensibilisés au danger qui les menace, et j'ai admiré avec quel courage les victimes, des plus jeunes jusqu'aux plus âgées, s'efforcent, à l'aide de prothèses, de surmonter leur handicap. Enfin, un souvenir est resté profondément gravé dans ma mémoire : celui d'une petite fille mozambicaine qui, avec un sourire éclatant, apprenait fièrement à marcher avec sa nouvelle prothèse. C'était pour moi un exemple de joie et de courage de la part d'une enfant déjà si durement touchée dans sa vie et surtout dans son corps, et qui a le même âge que Luisa, la plus jeune de mes quatre enfants.

Au-delà de mes propres expériences, je sais qu'une multitude d'actions et d'initiatives sont déployées. Celles-ci nous rendent confiants dans les chances d'atteindre l'objectif que la Convention nous impose et auquel nous nous sommes engagés. Je voudrais conclure en rappelant, non sans une certaine fierté, que la Belgique a été le premier pays à se doter d'une législation nationale interdisant entièrement les mines antipersonnel. Notre engagement a reçu et continue de recevoir l'appui de notre population. Ceci nous donne la force nécessaire pour œuvrer avec détermination, avec l'ensemble de la communauté internationale, pour l'élimination totale de cette arme inhumaine. Mon pays continuera à prodiguer son aide et assumera à Genève, à l'issue de cette conférence, la co-présidence du comité permanent sur le statut et le fonctionnement général de la Convention.

Cette conférence revêt une importance primordiale. En effet, plus d'un an et demi après la mise en vigueur de la Convention, vous avez la grande responsabilité d'évaluer le chemin déjà parcouru, d'identifier les points sensibles et de tracer des lignes de conduite concrète pour l'avenir. Je me rends compte de l'ampleur de la tâche et de la volonté qui devra vous animer pour la mener à bien".

L'année suivante, la princesse Astrid se rend à Genève pour prononcer le discours d'ouverture de la 4ème assemblée des Etats-parties de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel :

"C'est pour moi un grand honneur d'être parmi vous, une deuxième fois, pour cette conférence des Etats-parties et de pouvoir vous adresser la parole. Je suis d'autant plus fière et honorée que la Belgique sera nommée pour présider cette conférence.

"Chaque pas compte" est le thème tellement bien choisi pour cette conférence. Il reflète à plusieurs égards l'esprit de solidarité et la volonté de s'employer à la réalisation de l'objectif noble qui nous réunit aujourd'hui. En effet, notre but final doit être la disparition totale de ces armes inhumaines que sont les mines antipersonnel. C'est pourquoi il est tellement réjouissant de pouvoir constater que le nombre de pays qui adhèrent à la Convention d'Ottawa a augmenté significativement et atteint maintenant le nombre impressionnant de 144 et que les réalisations sur le terrain sont plus qu'encourageantes.

Mais, malgré ces succès remarquables, nous sommes bien conscients que le chemin à parcourir pour aboutir à notre objectif est encore long et difficile. Nous ne pouvons pas être satisfaits aussi longtemps qu'il y a des endroits sur la terre où ces armes cruelles continuent de tuer, mutiler et menacer la vie des adultes et de leurs enfants. Les progrès déjà réalisés sont le résultat des efforts fournis par plusieurs grands acteurs aussi bien de la scène nationale que du niveau international. De plus, l'expérience montre que la coopération entre ces acteurs a un effet multiplicateur considérable.

Au niveau national, il y a d'abord les gouvernements des pays adhérents dont un grand nombre a traduit son engagement dans des contributions concrètes en mettant à la disposition des responsables de terrain des moyens financiers, matériels, technologiques et humains. Il y a ensuite les organisations non gouvernementales (ONG) dont le rôle ne peut être suffisamment souligné. Ces organisations n'ont pas seulement contribué à la genèse de la Convention d'Ottawa, mais participent depuis lors très activement à sa mise en exécution sur le terrain.

Au niveau international, il va de soi que la bonne entente entre les pays donateurs et les pays affectés est une condition de base pour aboutir à des résultats significatifs et que l'importance de certaines organisations internationales directement concernées par ce problème (comme la Campagne Internationale pour Interdire les mines antipersonnel et le Comité International de la Croix-Rouge) ne peut être sous-estimée. En ce qui concerne cette dernière organisation, je suis particulièrement heureuse, comme présidente de la Croix-Rouge de Belgique, des contributions du Comité International de la Croix-Rouge dans la lutte contre les mines antipersonnel.

Tous ces acteurs nationaux et internationaux, officiels et non gouvernementaux, doivent œuvrer de concert en vue de nos objectifs fondamentaux. Il s'agit en effet, non seulement d'éviter de nouvelles victimes à l'avenir, mais également de permettre aux mutilés de vivre décemment. Nous devons leur venir en aide du mieux que nous le pouvons et nous devons surtout créer un environnement où les enfants des pays affectés peuvent jouer, comme n'importe quel enfant devrait pouvoir jouer, en toute quiétude. Etant mère de quatre enfants, je me sens bien placée pour plaider la cause de ces enfants, puisqu'ils sont trop souvent les premières victimes de ces armes cruelles.

Nous avons jusqu'à présent mentionné les différents acteurs qui entrent en ligne de compte dans l'exécution de la Convention. Mais pour que l'action de ces acteurs soit pleinement efficace, ils doivent pouvoir compter sur l'appui primordial d'un vecteur de la scène publique qui est extrêmement puissant :  la presse internationale. Ce vecteur est vital pour la mobilisation du soutien indispensable de l'opinion publique, et très concrètement pour faire passer le message essentiel contenu dans le thème de notre conférence, c'est-à-dire que "chaque pas compte pour que chaque vie compte".

La Convention d'Ottawa date déjà de 1996. Je crois que la conférence d'aujourd'hui vient juste à propos pour évaluer les réalisations du passé, peut-être aussi pour remettre en question certaines de nos approches et pour définir les orientations de nos actions futures. Naturellement, dans notre enthousiasme, nous voudrions sans doute réaliser le plus grand nombre possible de nos objectifs dans un délai aussi réduit que possible, comme un magicien qui actionne sa baguette magique. La réalité nous apprend toutefois que la poursuite des objectifs ne peut être brusquée. Nous devons respecter un certain rythme. Et ce qui importe, c'est que l'effort soit soutenu et surtout que nous ne laissons pas tomber les bras. Il suffit d'ailleurs de regarder vers les succès du passé pour retrouver la motivation.

Toujours est-il que l'élimination totale des mines antipersonnel reste une tâche immense. Comme beaucoup d'autres, mon pays continuera à s'investir dans cette tâche. Et pour illustrer son engagement, il assumera, à l'issue de cette conférence, la présidence du comité de coordination et la co-présidence du comité permanent sur le déminage, les campagnes de sensibilisation et les développements technologiques. Je désire de tout cœur souhaiter plein de succès à tous ceux qui participent à l'exécution de la lourde mais si importante tâche qui résulte de la Convention d'Ottawa".

En septembre 2003, Astrid et Lorenz se rendent en Thaïlande et au Cambodge pour soutenir la lutte contre les mines antipersonnel.

La princesse confie à l'hebdomadaire "La Libre Match" en 2004 :   "C'est par mon engagement dans le domaine humanitaire que l'on m'a demandé de m'investir dans la lutte contre les mines antipersonnel, qu'est venu mon intérêt pour cette source de souffrance et de drames humains. Par ailleurs, la Belgique a été, jusqu'à l'année passée, un pays pilote en ce domaine. Nous sommes, entre autres, un des rares si pas le seul pays sur les 146 à avoir un groupe interministériel qui coordonne les travaux à ce sujet. Cette année 2004 sera cruciale pour la réussite de la Convention d'Ottawa. Une grande conférence de révision aura lieu en novembre de cette année à Nairobi. Tous les pays qui ont ratifié ce traité ne s'engagent pas uniquement à détruire les stocks, mais également à arrêter la production et l'exportation des mines antipersonnel. Ils doivent aussi déminer les parties de leur propre pays qui seraient atteintes ou aider les autres pays touchés par ce fléau. Ils doivent enfin aider les victimes de mines antipersonnel. Au cours de cette "review conference", il s'agira de faire le point, d'analyser ce qui a réussi et ce qu'il faut encore améliorer pour atteindre le but final et très ambitieux qui consiste en la suppression totale de cette arme qui continue à faire injustement des victimes, longtemps après la fin des conflits armés. S'il réussit, ce traité pourrait être pris comme un modèle de traité où 146 pays dans le monde travaillent main dans la main en poursuivant un même but. Cela pourrait avoir un effet multiplicateur. Il faudrait, en cette année si importante, attirer les grands de ce monde afin de redonner un coup de pouce vital car les efforts s'essoufflent vite".

En 2007, Astrid assiste à la séance académique au palais d'Egmont pour les 10 ans de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel, et se rend en Jordanie pour la 8ème conférence des Etats parties de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel.

En février 2009, la princesse reçoit en audience une délégation de l'asbl Apopo qui est active en matière de déminage en Tanzanie et au Mozambique, et qui est soutenue par l'Université d'Anvers. Leur travail est réalisé avec des hamsters africains entraînés par Apopo. Astrid accepte de devenir leur présidente d'honneur, et se rend en 2011 en Tanzanie et au Mozambique pour se rendre compte de leur travail.

Accompagnée de son époux, la princesse prend la parole lors de la conférence des Etats parties à la Convention sur les mines antipersonnel en 2009 en Colombie (où elle a également visité un projet de déminage d'Handicap International Belgique) et lors de la 1ère conférence des parties signataires de la Convention sur les sous-munitions en novembre 2010 au Laos.

En mars 2013, Astrid assiste au colloque "La Convention d'Ottawa : un premier pas vers le désarmement humanitaire" à l'Institut Royal de Sécurité et de Défense à Bruxelles, puis inaugure l'exposition sur les mines antipersonnel au Musée Royal de l'Armée. Quelques mois plus tard, elle est nommée Envoyée Spéciale de la Convention d'Ottawa.

En mission économique à Oman en mars 2014, la princesse rencontre le ministre des Affaires étrangères d'Oman pour l'encourager à poursuivre son engagement pour éradiquer les mines antipersonnel. Suite à cette entrevue, le sultanat - qui était jusque là observateur lors des réunions - décide d'adhérer à la Convention d'Ottawa. Astrid commente cette décision à la presse :  "Chaque nouvelle adhésion est importante. Il n'y a pas d'utilité concevable de mines antipersonnel qui puisse être supérieure ou justifier le coût humanitaire dévastateur de ces armes".

Du 24 au 27 juin 2014, la princesse Astrid se rend au Mozambique pour la troisième conférence de suivi de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel. En marge de la conférence, elle visite à Maputo un projet d'assistance aux victimes des mines antipersonnel à l'invitation d'Handicap International, et participe à un événement centré sur l'aide aux victimes de mines soutenu par l'Union Européenne.

La princesse assiste, en septembre 2015 à Oud-Heverlee, à des démonstrations de nouvelles techniques de déminage des mines antipersonnel, des armes à sous-munitions et des mines terrestres. L'activité est organisée par le département de mécanique de l'Ecole Royale Militaire.

Accompagnée du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, Astrid participe à la 14ème réunion des Etats parties en novembre 2015 et prononce le discours suivant :

"C'est pour moi un honneur de pouvoir prendre la parole au nom de la Belgique à l'occasion de la cérémonie d'ouverture de la 14ème réunion des Etats parties de la Convention d'Ottawa ici à Genève. Mon pays, en assurant la présidence de l'ouverture de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en 2015, démontre une fois de plus son plein engagement dans la mise en oeuvre de cette Convention. Mais plus personnellement, je voudrais, en tant qu'Envoyée Spéciale de la Convention d'Ottawa, d'emblée souligner avec fierté deux succès majeurs récents obtenus par des Etats parties à cette Convention.

Après plus de deux décennies de travail de déminage, l'annonce par le Mozambique, ce 17 septembre 2015, de l'achèvement de la destruction des mines antipersonnel dans les zones minées, suscite notre admiration et nous donne l'espérance d'arriver à l'éradication de ce fléau et cela mérite d'être mis en évidence. De même, je voudrais saluer les efforts de la Finlande, qui a rempli en août dernier ses obligations en matière de destruction de stock de mines antipersonnel et ce, avant l'échéance fixée.

Ces deux beaux exemples démontrent que, pas à pas, des progrès sont réalisables, tant en ce qui concerne le déminage que la destruction des stocks de ces armes inhumaines. Ces bonnes nouvelles me donnent l'occasion de féliciter et d'encourager toutes celles et tous ceux qui s'investissent, depuis tant d'années, à l'amélioration des techniques de détection des mines au déminage, et à l'éducation sur les risques des mines afin de sauver des vies et de protéger les populations.

J'ai été personnellement très impressionnée par les résultats du projet Tiramisu, présentés en septembre dernier en Belgique. Le projet Tiramisu porte un nom doux et sucré, mais il s'agit véritablement d'une boîte à outils forte et efficace, au service des acteurs de terrain dans notre combat commun contre les mines antipersonnel. C'est dans ce contexte que je voudrais profiter de ce moment public pour témoigner au nom de nous tous de la gratitude que nous avons, à l'égard des démineurs qui, avec courage, effectuent un travail difficile et dangereux au péril de leur vie.

Il y a un an, lors de la troisième conférence d'examen de la Convention tenue au Mozambique, le plan d'action de Maputo a été adopté. Des efforts considérables ont été déployés par les Etats parties. Ils ont poursuivi avec détermination leurs obligations et actions pratiques visant à mettre fin aux souffrances et aux victimes causées par les mines antipersonnel. Les pays affectés par ce fléau et les pays donateurs, tous doivent cheminer, côte à côte. Nous devons tous poursuivre nos efforts communs pour mener à bien l'important agenda de ce plan d'action d'un monde sans mines : a Mine Free World.

162 pays ont à ce jour rejoint la Convention. Son succès est lié au nombre élevé de pays qui l'ont ratifiée ou qui en sont devenus parties. Mais aussi à l'influence incontestée de ses principes fondamentaux sur les pays qui ne l'ont pas encore approuvée. Trop d'Etats n'y ont cependant pas encore souscrit. L'universalisation de la Convention doit continuer à nous animer et reste un défi à atteindre. Je ne peux qu'encourager tous les efforts entrepris dans ce sens. Mais malgré toutes les difficultés de l'universalisation, il y a une lueur à l'horizon avec certains pays qui sont présents aujourd'hui en tant qu'observateurs à cette conférence.

Je voudrais maintenant mettre l'accent sur le thème de l'assistance aux victimes. Ce thème est cher à la Belgique, pays précurseur dans la Convention d'Ottawa. Nous constatons avec joie depuis l'entrée en vigueur de la Convention, que le nombre de victimes sur base annuelle a diminué considérablement. Cependant, nous devons persister dans nos efforts pour réduire encore davantage ce nombre. La mise en oeuvre de mesures spécifiques destinées à l'assistance aux victimes est souhaitable, tout en tenant compte des difficultés que les pays particulièrement affectés rencontrent.

Ces pays affectés sont souvent des pays en voie de développement et beaucoup d'entre eux ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins des victimes, uniquement par eux-mêmes. Il est capital que la communauté des pays donateurs reste engagée pour réaliser les objectifs de la Convention en y consacrant les moyens nécessaires car c'est crucial pour les survivants de pouvoir bénéficier d'une assistance pour couvrir leurs soins médicaux immédiats, ainsi que la réhabilitation à long terme leur permettant une reconstruction personnelle et une réintégration dans la vie sociale et économique. Durant ces cinq dernières années, la Belgique a contribué à hauteur de 20 millions d'euros à des projets liés aux actions contre les mines ou autres engins non explosés, dont 30% sont consacrés à l'assistance aux victimes.

Cet après-midi, j'aurai le privilège de participer à un séminaire qui donnera la parole aux victimes. Ce sont eux les premiers experts et il me semble que nous devons en premier lieu les écouter. Leurs témoignages, placés dans un contexte plus large de leur famille et de leur communauté, sont indispensables pour comprendre leurs besoins. Ils doivent nous permettre d'orienter nos actions et nos efforts afin de pouvoir les aider le plus efficacement possible.

Si demain, le monde devait être débarrassé de toutes les mines antipersonnel, et c'est mon vœu le plus cher, il restera toujours des victimes handicapées à assister, des familles à prendre en compte, des communautés dont les conditions de vie devront être adaptées à l'accueil solidaire de ces personnes handicapées. En outre, ce séminaire permettra aussi à d'autres experts d'aborder les synergies en matière d'assistance aux victimes dans le cadre plus large des droits de l'homme et des droits des personnes handicapées.

Je ne puis conclure sans mentionner une fois de plus le rôle stimulateur des organisations non gouvernementales comme la Campagne Internationale pour Interdire les mines antipersonnel (ICBL) et le Comité International de la Croix-Rouge. Nous le savons, la société civile a été à la genèse de la Convention sur les mines antipersonnel. Elle est active sur le terrain pour sa mise en oeuvre et reste une référence pour son avenir.

Dans mon pays, nous avons fêté en mars 2015 les 20 ans de l'adoption d'une législation nationale interdisant les mines antipersonnel et cela s'est fait grâce à l'impulsion de la société civile. Et dans deux ans, en 2017, nous célébrerons le 20ème anniversaire de la signature de la Convention d'Ottawa. Que de chemin déjà parcouru!

Je suis convaincue que d'ici là, grâce à vous tous, cet anniversaire sera l'occasion de saluer à nouveau les progrès effectués. Ensemble, nous fêterons dignement cet anniversaire qui le mérite. Aujourd'hui plus que jamais, dans un monde où la terreur et la violence semblent dominer, le moment n'est-il pas venu de serrer les coudes entre pays et d'avancer dans cette magnifique initiative de paix qu'est la Convention d'Ottawa?  Osons montrer l'exemple, et avançons dans notre but qu'est l'élimination totale des mines antipersonnel :  to a Mine Free World ! Je vous souhaite beaucoup de succès lors des travaux de cette 14ème réunion des Etats parties de la Convention d'Ottawa que je déclare solennellement ouverte".

En 2017, la princesse Astrid, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et la chanteuse Axelle Red (ambassadrice d'Handicap International) inaugurent l'exposition de photos "Pour un monde sans mines", organisée sur la place de l'Albertine à Bruxelles pour les 20 ans de la Convention d'Ottawa, désormais ratifiée par plus de 160 pays. La princesse et le ministre se retrouvent à la soirée de gala du 35ème anniversaire d'Handicap International Belgium.

Bibliographie :   "La princesse Astrid de Belgique" de Vincent Leroy, éditions Imprimages, 2016

lundi 6 novembre 2017

Activités royales en octobre 2017

                               

13 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), la directrice RH International de Facebook Fiona Mullan, la secrétaire d'Etat à la Lutte contre la Pauvreté Zuhal Demir, le sous-lieutenant Corneel Waterschoot (Epée du Roi 2017), le vice-président indonésien et son épouse, le ministre de la Mobilité François Bellot, le président du PS Elio Di Rupo, ainsi que les ambassadeurs d'Irlande, Serbie, Slovénie et Congo venus remettre leurs lettres de créance.

11 activités officielles pour le Roi :   forum "Young Talent in Action" organisé par la FEB, table ronde avec les acteurs principaux impliqués dans les opérations d'antiterrorisme, inauguration de BeCentral à Bruxelles, déjeuner au palais royal en l'honneur du vice-président indonésien et son épouse, lancement du festival Europalia Indonésie au palais des Beaux-Arts, visite de Brussels Airport, visite de l'entreprise de consultance Deloitte, visite de l'Ecole Royale des Sous-Officiers à Saint-Trond, déjeuner au château de Laeken avec les recteurs des grandes universités, concert d'automne au palais royal, rencontre avec le groupe de jeunes "Les Corses".

15 activités officielles pour la Reine :  visite du projet Poliopolis de l'Université d'Anvers, audience avec le vice-président indonésien et son épouse, déjeuner au palais royal en l'honneur du vice-président indonésien et son épouse, lancement du festival Europalia Indonésie au palais des Beaux-Arts, rencontre avec la Première Dame d'Afghanistan, visite de la Foire du Livre de Francfort, déjeuner de travail à Francfort sur le rayonnement international des Lettres francophones de Belgique, visite de la Fédération Aide et Soins à Domicile à Jambes, visite de l'école hôtelière et de tourisme Spermalie à Bruges, réunion de travail avec des jeunes sur les ODD, déjeuner au château de Laeken avec les recteurs des grandes universités, concert d'automne au palais royal, conférence "L'ONU, parlons-en" au palais d'Egmont, visite de l'exposition "Christo and Jeanne-Claude. Urban projects", cérémonie de crémation royale du roi Bhumibol de Thaïlande.

0 activité officielle pour le roi Albert II

2 activités officielles pour la reine Paola :  remise des Prix Terre d'Avenir 2017 de la Fondation Reine Paola, remise des Artist Diploma 2017 à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth

26 activités officielles pour la princesse Astrid :  dîner de gala de l'Institut de Duve, breefing préparatoire à la mission économique en Côte d'Ivoire, déjeuner au palais royal en l'honneur du vice-président indonésien et son épouse, remise des Prix Terre d'Avenir 2017 de la Fondation Reine Paola, commémoration du centenaire de la bataille de Passchendaele organisée par la Nouvelle-Zélande, concert d'automne au palais royal   +  20 activités officielles lors de la mission économique en Côte d'Ivoire (séance d'information pour la délégation belge, séance officielle plénière d'ouverture de la mission, déjeuner "Business to Government", rencontre avec le premier ministre, rencontre avec le vice-président, dîner offert par le premier ministre, petit-déjeuner "Sucess Stories" de la FEB, inauguration des nouveaux bâtiments de BIA Côte d'Ivoire, séminaire sur le travail des enfants, déjeuner avec la Première Dame, visite de l'Institut National d'Hygiène Publique, visite du Terminal Minéralier Abidjan SEA-Invest, présentation des activités de Siemens en Côte d'Ivoire, cérémonie de signature de contrats, réception officielle belge, forum à la Banque Africaine de Développement, déjeuner "La Belgique, autrement phénoménale", présentation de ALM Industry et de TSE, rencontre avec le président de la République, cérémonie de signature de contrats).

2 activités officielles pour le prince Lorenz :  dîner de gala de l'Institut de Duve, 20ème anniversaire de la Belgian Association of National Trust Members.

0 activité officielle pour le prince Laurent

2 activités officielles pour la princesse Claire :  concours du plus beau zinneke organisé par la Fondation Prince Laurent, dîner de gala du centre pour handicapés L'Essentiel à Lasne.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à octobre (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   145 activités officielles   +   148 audiences

Reine :   174 activités officielles

Princesse Astrid :   94 activités officielles

Prince Laurent :   53 activités officielles

Princesse Claire :   21 activités officielles

Prince Lorenz :   19 activités officielles

Princesse Elisabeth :   9 activités officielles

Roi Albert II et Reine Paola :   6 activités officielles

lundi 30 octobre 2017

Les origines belges et polonaises de la reine Mathilde

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1° Du côté maternel :

La vieille famille Komorowski de la noblesse polonaise remonte aux environs de 1440. Elle est issue des comtes de Liptowa et Orowa. Depuis 1793, ils se nomment les comtes Komorowski. 

Née en 1946 à Bielograd, Anne est la fille du comte Léon Michel Komorowski (né en 1907 à Siedliska et décédé à Fauvillers en 1992) et de la princesse Sophie Marie Sapieha-Kodenska (née à Bobrecht en 1919 et décédée à Herstal en 1997). Ils se sont mariés à Varsovie en 1942 et ont quitté la Pologne en 1957. Ils s'établissent d'abord au Kivu (Congo), puis en Belgique.

Les arrières-grands-parents de la reine Mathilde s'installent aussi en Belgique :  le prince Adam Sapieha (né en 1892 et décédé à Bruxelles en 1970) et la princesse Adam Sapieha, née comtesse Sobanska (née en 1891 à Varsovie et décédée à Bruxelles en 1975).

La famille Sapieha est une lignée de boïards lettons dont le fondateur est Sunigal, seigneur de Troki. Il est intégré dans la noblesse polonaise en 1413. Les actuelles familles Sapieha-Siewirski et Sapieha-Kodenski descendent des deux fils de Semen Sapieha. Leur titre princier est reconnu au 19ème siècle. La branche Sapieha-Kodenski descend d'Ivan Sapieha, voïvode de Podlachie, seigneur de Koden. Ils portent le titre de comte du Saint Empire Romain depuis le 16ème siècle.

2° Du côté paternel :

La famille d'Udekem d'Acoz est originaire du Brabant. Le domaine d'Udekem, auquel la famille doit son nom, aurait été une dépendance de la seigneurie de Bierbeek. C'est à partir de Georges d'Udekem, mentionné en 1468, que nous disposons d'une filiation ininterrompue et prouvée. Chevalier, seigneur d'Huizingen, il reçoit le fief de Guertechin qui reste aux mains de ses descendants jusqu'à la révolution française. Il est enterré dans l'église Saint-Quentin de Louvain. C'est là aussi que repose le chevalier Jean VIII d'Udekem (décédé en 1525), seigneur de Guertechin, membre du conseil de Louvain et garde du corps de l'archiduc Maximilien d'Autriche. Dans l'église de Bossut, on trouve un monument funéraire à la mémoire de son petit-fils Jean IX d'Udekem, décédé en 1567.

Au 17ème siècle, Maximilien naît en 1636 au château de Guertechin et est baptisé à Bossut. Il fut gentilhomme à la cour du landgrave de Hesse-Hombourg, capitaine des régiments de Nassau et Saint-Ouen, volontaire de guerre en Hongrie. En 1676, il épouse à Mons Anne Catherine de Marotte avec qui il aura dix enfants. Il est enterré à Louvain dans l'église des Récollets, sous le confessionnal.

Au 18ème siècle, Ferdinand (né à Guertechin en 1720) fut échevin puis bourgmestre de Louvain. Il est enterré dans le caveau familial de l'église de Bossut avec son épouse Marie Barbe Thérèse de la Bawette. Leur fils Jacques (1758-1829) fut le dernier seigneur d'Acoz, Villers-Poterie et autres biens qu'il avait hérités de sa tante Marie Thérèse d'Udekem avant la révolution française. Jacques devient membre de l'état noble de Namur, puis maire d'Acoz de 1809 à 1814. Le roi Guillaume Ier le titre baron d'Udekem d'Acoz en 1816 au moment de sa désignation comme membre du corps équestre du Hainaut.

Petit-fils de Jacques, le baron Jacques Albert naît à Louvain en 1828. En 1860, il épouse à Gand Alice Marie de Kerchove, et s'installe en Flandre Orientale. Le couple aura onze enfants. Le roi Léopold II lui accorde, par un arrêté royal de 1886, le droit d'ajouter à son nom et à celui de ses descendants le nom d'Acoz. Il sera aussi chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Une de ses filles sera centenaire : Louise (1864-1966).

Le baron Maximilien d'Udekem d'Acoz naît en 1861 à Gand, où il épouse Angélique van Eyll. Ils auront trois enfants :  Charles, Marguerite et Elisabeth, tous trois nés à Gand. Ce sont les arrières-grands-parents de la reine Mathilde. Maximilien est mort à Tournai en 1921, et Angélique à Gand en 1935.

Grand-père paternel de la reine Mathilde, le baron Charles d'Udekem d'Acoz (1885-1968) est né à Gand. Il épouse en premières noces Suzanne de Smet, décédée trois ans après leur mariage sans descendance. Il se remarie en 1933 avec Suzanne van Outryve d'Ydewalle (1898-1983). Elle était la nièce et héritière du baron Raoul Mozeman de Couthove et de Tonlieu, bourgmestre de Proven, et de son épouse Mathilde van Outryve d'Ydewalle. C'est d'eux qu'elle hérita le château Couthove à Proven en province de Flandre Occidentale. Charles fut à son tour bourgmestre de Proven, où il décéda en 1968. Ils ont eu trois enfants (Henri, Raoul et Patrick) qui ont été titrés comtes par le roi Albert II suite au mariage de Mathilde d'Udekem d'Acoz avec le prince héritier Philippe en 1999.

Né à Proven en 1933, Henri était docteur en droit et avocat au barreau d'Ypres. Il reçoit le titre de baron à la mort de son père. Il fait de la politique au sein du parti social-chrétien flamand CVP :  il sera bourgmestre de Proven de 1960 jusqu'à la fusion des communes en 1977, puis premier échevin (de 1977 à 1982) et bourgmestre (de 1995 à 2005) de la commune de Poperinge. Il a également été président du conseil provincial de Flandre Occidentale et, à ce titre, a reçu officiellement sa nièce Mathilde lors de la Joyeuse Entrée des fiancés princiers dans cette province fin 1999. Henri habite au château de Couthove à Proven. Longtemps célibataire, il s'est marié avec Marie-Madeleine Kervyn d'Oud Mooreghem.

Raoul est né à Uccle en 1935 et a épousé Françoise de Maere d'Aertrycke, avec qui il a eu quatre enfants. Il a siégé pendant une vingtaine d'années au conseil communal d'Ypres puis, après son déménagement dans la province du Brabant flamand, a été échevin à Herne de 2000 à 2006. Comme son frère aîné, il quitte la politique en 2006. C'est Bernard d'Udekem d'Acoz (fils de Raoul) qui prend la relève et a été conseiller communal CD&V d'Oostkamp de 2001 à 2006. Il habite le château Raepenburg à Ruddevoorde (province de Flandre Occidentale).

Né à Uccle en 1936, Patrick s'installe en 1958 dans les dépendances du château de Losange (province du Luxembourg), très endommagé lors de la Bataille des Ardennes. Il tente diverses carrières :  exploitant forestier, gérant du dancing "Le Los Angeles" près de Bastogne de 1962 à 1970, juge consulaire au tribunal de Neufchâteau, dernier bourgmestre de Villers-la-Bonne-Eau jusqu'à la fusion des communes en 1977, puis conseiller communal de Bastogne et conseiller provincial de la province de Luxembourg.

Entretemps, en 1971 à Forville, Patrick a épousé la comtesse Anna Komorowska, issue d'une famille aristocratique polonaise ayant fui le régime communiste. Le couple a cinq enfants :   Mathilde (née à Uccle en 1973), Alix (née à Uccle et décédée dans un accident de voiture à Herstal en 1997), Elisabeth (née à Uccle en 1977), Hélène (née à Namur en 1979) et Charles-Henri (né à Namur en 1985).

Bibliographie :  "Philippe et Mathilde : deux familles chargées d'histoire" de Jean Bastiaensen, éditions La Longue Vue, 1999

lundi 23 octobre 2017

Le Salon du Vase du palais royal de Bruxelles

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Ce salon date du règne du roi Guillaume Ier d'Orange lorsque nous faisions partie du royaume des Pays-Bas (de 1815 à 1830), et se trouve au premier étage de l'aile droite du palais royal de Bruxelles. Il était destiné à être un salon d'audience pour la Reine, et ses fenêtres donnent sur le parc intérieur privé. Sa décoration actuelle date des années 1930, et il doit son nom à un vase réalisé par la manufacture de porcelaine de Berlin.

Durant leurs 20 ans de règne, le Salon du Vase n'était pas utilisé par le roi Albert II et la reine Paola pour leurs activités officielles. Les Belges ont pu le visiter durant un été lorsqu'un nouveau circuit de visite avait été testé.

Par contre, depuis 2013, le roi Philippe et la reine Mathilde y organisent régulièrement des réunions de travail.
                                 L’image contient peut-être : 7 personnes, personnes assises, table et intérieur

Au-dessus de la console, on peut voir un tableau représentant la princesse Marie, comtesse de Flandre et mère du roi Albert Ier.
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Et c'est dans ce très joli Salon du Vase que nos souverains ont reçu en audience le président américain Donald Trump et son épouse.

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Copyright photos :  page Facebook officielle du Palais et site Internet de "Paris Match"

lundi 16 octobre 2017

Le prince Emmanuel de Belgique

                       
                                                  
175 ans jour pour jour après l'indépendance officielle de la Belgique, la princesse Mathilde donne naissance, le 4 octobre 2005, à son troisième enfant, prénommé Emmanuel, Léopold, Guillaume, François, Marie. A sa naissance, il pesait 3,9 kg et mesurait 50 cm. L'accouchement a lieu à l'Hôpital Erasme à Anderlecht. Son parrain est le grand-duc héritier Guillaume de Luxembourg et sa marraine est la comtesse Elisabeth d'Udekem d'Acoz. Le baptême a lieu en décembre dans la chapelle du château de Ciergnon.

Comme ses soeurs et son frère, Emmanuel effectue ses maternelles et sa première année primaire en néerlandais au collège Sint-Jan Berchmans à Bruxelles. Mais depuis septembre 2012, il fréquente l'école spécialisée Eureka à Kessel-Lo près de Louvain. C'est un établissement privé dont le coût d'inscription annuel est de 10.200 euros. Il accueille des enfants de 7 à 14 ans (ayant un quotient intellectuel d'au moins 100) qui présentent des difficultés d'apprentissage et des problèmes dits structurels (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, p.ex.).  Fin 2013, la presse avait également révélé que le prince se rendait régulièrement en consultation chez un psychologue du quartier Merode à Etterbeek. Pour quelle raison a-t-il été changé d'école et a-t-il été suivi par un psychologue?   Le Palais n'a jamais fait aucun commentaire à ce sujet, considérant que cela fait partie de la vie privée.

Durant ses temps libres, le prince Emmanuel aime la nature et le sport. Il pratique le vélo, la natation, le ski et la voile. Il joue de la flûte.