lundi 24 juin 2013

Une monarchie plus moderne, plus transparente et moins coûteuse

Le coût de la monarchie suscitait de nombreuses critiques depuis la crise financière et économique de 2008 (suite à laquelle l'Etat belge imposait des économies à tous les secteurs sauf à la famille royale) et aux polémiques entourant le prince Laurent et la reine Fabiola. Je vous en avais déjà parlé il y a deux ans :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/08/le-cout-de-la-monarchie.html . Lors de sa formation en décembre 2011, le gouvernement fédéral avait annoncé qu'il allait mettre de l'ordre dans tout cela pour le prochain règne. Mais suite à la révélation des fondations privées de la reine Fabiola (et tout est encore loin d'être clair dans ce dossier...) qui ont choqué de nombreux Belges, le gouvernement a décidé d'appliquer cette réforme de la monarchie sous le règne d'Albert II en même temps que la 6ème réforme de l'Etat.

Cette réforme va transformer la monarchie en une institution plus moderne, plus transparente et moins coûteuse. En quoi consiste-t-elle?

1° La Liste Civile du Roi (11,5 millions d'euros actuellement) reste inchangée. Elle est fixée en début de règne (un peu plus de 6 millions d'euros en 1993) et est ensuite indexée. Environ 3/4 de cette somme sert à payer le personnel du couple royal.

2° A l'avenir, les bénéficiaires d'une dotation donnée par l'Etat belge seront :  l'héritier au trône, le conjoint survivant du Roi, le conjoint survivant de l'héritier présomptif, le Roi ayant abdiqué (donc, en résumé, aujourd'hui, seuls le prince Philippe et la reine Fabiola entrent dans ces conditions). Mais une exception est accordée à la princesse Astrid et au prince Laurent qui continueront à bénéficier d'une dotation. Par contre, à la prochaine génération, parmi les 12 petits-enfants du couple royal, seule la princesse Elisabeth pourrait en obtenir une (remarquons que le prince Amedeo a anticipé cette réforme et travaille depuis quelques années dans une banque à New York).

3° Actuellement, la reine Fabiola, le prince Philippe, la princesse Astrid et le prince Laurent reçoivent leur dotation et peuvent en faire ce qu'ils veulent. Ce ne sera désormais plus le cas. Les dotations comprendront deux parties. La première sera un salaire qui sera fiscalisé selon les règles de l'impôt des personnes physiques (IPP) applicables à tout citoyen belge. La seconde correspondra aux dépenses de fonctionnement et de personnel, qui seront dorénavant soumises aux impôts indirects que sont la TVA ou les accises.

4° Au sein de leur dotation, la reine Fabiola, la princesse Astrid et le prince Laurent recevront un traitement équivalent à celui d'un membre du conseil d'Etat :  90.000 euros brut par an. Le prince héritier touchera le double :  180.000 euros brut par an.

5° Beaucoup ne comprenaient pas que la dotation de la reine Fabiola était, jusqu'en 2012, nettement supérieure à celle du prince Philippe (1,4 million d'euros contre 922.000 euros) alors qu'elle n'effectuait plus qu'une vingtaine d'activités officielles par an. Ce ne sera désormais plus le cas. La réforme prévoit que pour le conjoint survivant d'un roi, la dotation équivaudra aux 2/3 de la dotation de l'héritier pendant une période de 10 ans, puis retombera à la moitié de celle de l'héritier. Concrètement, la reine Fabiola avait une dotation de 1,4 million d'euros en 2012. Suite à la révélation en janvier dernier de l'existence d'une fondation privée, sa dotation avait été ramenée à 922.000 euros. Et avec l'entrée en vigueur de la réforme, elle ne touchera plus que 461.000 euros brut par an (soit environ ce que recevait la princesse Lilian, veuve du roi Léopold III, jusqu'à son décès en 2002).

6° Le salaire étant fiscalisé, libre à chaque bénéficiaire d'en faire ce que bon lui semble. En revanche, la partie de la dotation relative aux dépenses de fonctionnement et de personnel sera soumise au contrôle de la Cour des Comptes. Qui dit contrôle, dit sanctions. Un code de déontologie s'appliquera à tous les membres de la famille royale recevant une dotation. Les manquements pourront conduire jusqu'à un retrait de la dotation (mais en ce qui concerne l'héritier, les sanctions ne pourront toutefois pas mettre à mal son statut de successeur au trône). La lisibilité des dépenses d'argent public par la famille royale sera grandement renforcée, tant dans le budget de l'Etat que dans la publication du détail des dotations. Un rapport annuel sur les activités d'intérêt général de la famille royale sera également publié.

7° Comparaison avant/après la réforme :
             - Liste Civile du Roi :  11.254.000 euros en 2012 ; 11.554.000 euros en 2013 (+ 300.000 euros d'indexation)
             - dotation de la reine Fabiola :   1.442.000 euros en 2012 ;  461.000 euros en 2013
             - dotation du prince héritier :  922.000 euros en 2012 et 2013
             - dotation de la princesse Astrid :   319.000 euros en 2012 et 2013
             - dotation du prince Laurent :   307.000 euros en 2012 et 2013
             - total :   14.244.000 euros avant la réforme ;  13.563.000 euros après la réforme

8° Répartition concrète des dotations après la réforme :
             - dotation de la reine Fabiola :  461.000 euros par an dont un salaire brut de 90.000 euros (environ 50.000 euros net) et 371.000 euros de frais de fonctionnement
             - dotation du prince héritier :  922.000 euros par an dont un salaire brut de 180.000 euros (environ 101.000 euros net) et 742.000 euros de frais de fonctionnement
             - dotation de la princesse Astrid :   319.000 euros par an dont un salaire brut de 90.000 euros (environ 50.000 euros net) et 229.000 euros de frais de fonctionnement
             - dotation du prince Laurent :  307.000 euros par an dont un salaire brut de 90.000 euros (environ 50.000 euros net) et 217.000 euros de frais de fonctionnement

lundi 17 juin 2013

Mission économique du prince Philippe aux Etats-Unis

Pour sa 85ème mission économique depuis 1993, le prince Philippe a emmené une délégation belge de 387 entreprises sur la côte ouest des Etats-Unis (Los Angeles, San Francisco, Silicon Valley et San Diego) du 2 au 8 juin 2013. Cette mission économique était organisée par l'Agence pour le Commerce Extérieur, en collaboration avec les services régionaux du commerce extérieur (Awex, Flanders Investment and Trade, Brussels Invest and Export). 40% des entreprises de la délégation étaient issues des secteurs de la technologie de l'information et de la communication, suivies par le secteur pharmaceutique et la biotechnologie, puis l'audiovisuel. Et on trouvait aussi au sein de la délégation des représentants des grands bureaux d'avocats, des banques, de la mode, du design, des grandes universités du pays, etc. Le duc de Brabant était accompagné du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et des ministres régionaux wallon Jean-Claude Marcourt et bruxellois Céline Fremault. Retenu par la crise politique au sein du gouvernement flamand, le ministre-président flamand Kris Peeters n'a pas participé à la mission.

Après avoir connu quelques soucis techniques au cours du vol aller et dû faire une escale imprévue à Londres, la délégation belge était le lundi 3 juin à Los Angeles. Le prince Philippe a visité UCB-AMGEN, déjeuné à la résidence du consul de Belgique, visité les studios Disney (comme son oncle le roi Baudouin l'avait fait en 1959) et assisté à une cérémonie de signature de contrats et au lancement par la Fédération de l'Industrie Alimentaire Belge de son nouveau concept "Food be. Small Country. Great food" afin de mettre en valeur l'excellence de l'alimentation et faire augmenter les exportations. Mais l'image de cette première journée, c'est la remise de l'Ordre de Léopold par le prince à Bob Iger, le patron de Walt Disney.
                        

Mardi, après une réunion chez Rand Corporation, le duc de Brabant a prononcé un discours devant le Pacific Council, assisté au séminaire "This must be Belgium : what Belgium has to offer in the film industry" et dîné avec le maire de Los Angeles Antonio Villaraigosa. Mercredi matin, la délégation quittait Los Angeles pour San Francisco, où le prince a inauguré le show-room des Ateliers Vierkant (design belge) et présidé la Belgian entrepreneur's night.

Programme chargé jeudi :  réunion à Venture Capital avec NEA, visite de l'université de Berkeley, visite de Google, activité avec le Mundaneum des Belges Paul Otlet et Henri La Fontaine, cérémonie de signature de contrats à l'Hôtel Intercontinental, et séminaire "Life Sciences in the Bay". Vendredi, le prince héritier a visité Hewlett Packard, l'entreprise Cisco et l'Université de Stanford (où il a étudié dans les années 80), et rejoint des hommes d'affaires et des journalistes belges dans un bar pour regarder le match de nos Diables Rouges contre la Serbie.

Le duc de Brabant a répondu aux questions des journalistes belges :

"Monseigneur, êtes-vous satisfait du déroulement de cette mission en Californie?
- C'est une mission très réussie, une fois de plus. On innove sans arrêt.

- On se trouve ici au cœur du secteur des nouveaux médias. Obama et le Pape tweetent. Etes-vous prêt à le faire, à ouvrir un compte sur Twitter et Facebook?
- Le moment venu, je le ferai. Bien sûr, çà m'intéresse. Pour l'instant, cela ne fait pas partie de la philosophie de la maison royale. Cela ne veut pas dire qu'il y aura des tweets quatre fois par jour.

- Comment vivez-vous toutes ces rumeurs autour de l'abdication du Roi?
- Pour moi, ce qui compte, c'est ce qu'on fait ici dans les missions. Pour le reste, çà adviendra un jour. Mais sachez que je m'y prépare avec enthousiasme.

- Tout le monde vous a trouvé plus cool sur cette mission en Californie, vous avez souvent fait de l'humour. Qu'est-ce qui a changé chez le prince Philippe?
- Je ne sais pas si j'ai changé. Je ne demande pas mieux de changer. Il faut être content de soi, bien sûr, mais pas trop. Il faut pouvoir s'améliorer. Ici, il y a une bonne ambiance. Les Américains apportent quelque chose de frais ; ils arrivent avec un a priori positif.

- Vous avez souvent fait rire le public.
- Quand le public répond, on peut être drôle, çà donne envie de s'amuser.

- Vous aimez présider ces missions mais quand vous serez roi, vous continuerez à les présider ou vous passerez le relais?
- Il faut voir comment les choses se mettent en place, si çà peut se faire ou pas.

- La princesse Mathilde ne participait pas à cette mission. Vous manque-t-elle? Et que vous apporte-t-elle?
- Nous sommes surtout complémentaires, nous formons une équipe pour représenter le pays. Sa présence était peut-être moins nécessaire ici ; c'était une mission centrée sur les technologies.

- Dans un style très hollywoodien, vous avez été immortalisé avec Astrid Bryan, star de la téléréalité en Flandre. Vous êtes content?
- Je la trouve sympathique et belle.

- Avez-vous vu les photos?
- Non. Pourquoi? Y a-t-il quelque chose de mal avec ces photos?

- Vous êtes sportif, vous avez couru récemment les 20km de Bruxelles. Vous l'avez fait pour l'image?
- Je l'ai fait avant tout pour moi et mes enfants. Quand j'ai passé le cap des 40 ans, c'est devenu un challenge. Après 50 ans, je me suis dit qu'il était temps de faire plus de sport. Mes enfants sont sportifs également, mon fils Gabriel notamment. Je veux rester jeune pour eux. C'était une expérience fantastique ; l'ambiance était très sympathique.

- Les Diables Rouges sont devenus extrêmement populaires en Belgique?
- Les joueurs sont très sympathiques, ils font du bien au pays. Et s'ils se qualifient pour la prochaine coupe du monde, j'irai peut-être au Brésil, mais pas dans le cadre d'une mission économique. Nous avons à la tête des Diables un formidable capitaine d'équipe. Vincent Kompany a de la classe, une certaine allure.

- Les succès des Diables peuvent-ils influencer les élections de 2014?
- Ah, cela, çà dépend des électeurs.

- Mais les victoires des Diables peuvent-elles diminuer le risque d'éclatement du pays?
- D'abord, il faut marquer les buts...

- Vous avez étudié à l'Université de Stanford que nous avons visitée ce vendredi. Nostalgique de cette époque?
- J'ai adoré mon temps là-bas. Il y a un esprit formidable, un bel enthousiasme. Je trouve qu'ils ont une approche très intéressante, ils sont obligés d'avoir un esprit de synthèse. Il faut pouvoir motiver son jugement et être clair. Cela m'a appris beaucoup de choses, des clés pour ma vie. Lors de ma visite chez Google, j'ai dit aux responsables qu'Internet est un outil fabuleux, mais qui ne pousse pas à la synthèse. Je me demande si les enfants ne risquent pas de désapprendre.

- Avez-vous la nostalgie de ces années à Stanford?
- Un peu oui, c'est normal. Ne fut-ce que parce que j'ai 53 ans et que j'en avais 23 quand j'étais là-bas. Mais il ne faut pas être nostalgique du passé. Croire que la vie est plus belle à 20 ans est un mythe. Elle est plus belle à 50 ans qu'à 20 ans si on la vit plus intensément.

- Que lisez-vous?
- Je ne répondrai pas à cette question ; c'est très personnel.

- Le gouvernement vient de trouver un accord pour réduire les dotations princières. Est-ce une bonne chose?
- Je ne vais pas répondre ; vous savez bien que ce n'est pas le moment d'en parler.

- Votre fille Elisabeth sera un jour reine des Belges. Comment la préparez-vous? Que lui enseignez-vous? Que sait-elle de la situation politico-économique en Belgique?
- Cela se fait petit à petit. Il faut d'abord qu'elle suive son cursus scolaire, qu'elle ait une éducation normale, de bons hobbies, et soit bien dans sa peau et qu'elle soit elle-même. Les enfants perçoivent beaucoup de choses. Nous sommes allés visiter la Station Princesse Elisabeth. C'est une fille fantastique et intelligente, qui a une personnalité bien solide déjà pour son âge.

- Comme son papa ou comme sa maman?
- Les deux, j'espère...".

Après deux missions économiques princières, la nouvelle ministre régionale bruxelloise de l'Economie Céline Fremault s'est exprimée sur le duc de Brabant, et son avis rejoint celui de ses collègues :    "J'ai eu l'opportunité et la chance de le côtoyer en Thaïlande pendant quatre jours, et ici pendant toute une semaine, et je n'ai pas l'ombre d'un doute :  le prince Philippe ouvre des portes qui ne s'ouvriraient pas aussi facilement pour un ministre. C'est très frappant dans les pays à régime monarchique. Les ministres y sont plus qu'honorés de pouvoir s'adresser à un prince héritier car c'est une figure forte chez eux. Mais c'était également le cas de la Chine, par exemple. Les entreprises bruxelloises étaient unanimes à leur retour de Thaïlande. Et plus récemment de Californie. Philippe ne se cantonne pas au protocole. Il va à la rencontre des entrepreneurs. Quand Thaï Airways a signé le contrat pour une quatrième liaison hebdomadaire entre Bangkok et Bruxelles, il a tenu à être présent. Il s'est levé et a pris la parole spontanément. A San Francisco, on l'a vu converser de longs moments avec les hommes d'affaire, même de façon informelle. A la fin du séjour à San Francisco, il a discuté longuement au bar de l'hôtel. Il s'est notamment intéressé de près aux découvertes scientifiques, comme les vaccins auxquels travaille Frédéric de Sauvage. Il connaît également très bien les structures et flux financiers des entreprises. Les entrepreneurs sont touchés par ce temps qu'il donne. Philippe a un dynamisme et une volonté marquée de coller aux réalités des entreprises et de leur être plus utile. Il se sent bien dans cet exercice qu'il maîtrise et pratique avec beaucoup de cœur. Sa réserve est battue en brèche par un comportement spontané, un humour assez pince-sans-rire. Il est très attentif à son entourage et a une bonne mémoire. Il a toujours en tête de pouvoir être le plus utile au meilleur moment".

Hommes d'affaires, journalistes et ministres belges sont revenus très satisfaits de cette mission économique et ont souligné le côté très détendu du prince héritier (comme ce fut le cas en Thaïlande en mars).

Plus d'infos sur :

- la mission économique en Thaïlande :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/03/mission-economique-en-thailande.html

- les missions économiques du prince :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/03/les-missions-economiques-du-prince.html

lundi 10 juin 2013

"Lilian : une princesse entre ombre et lumière" (Princesse Esmeralda de Belgique et Patrick Weber)

                                                   


A l'occasion du dixième anniversaire du décès de sa mère en 2012, la princesse Esmeralda a sorti des dizaines de photos (dont beaucoup sont inédites) des archives familiales pour en faire un très bel album-photos. Il montre une princesse Lilian active et élégante en toutes circonstances, tant en public qu'en privé. Elle avait le physique, la classe et le glamour d'une star de cinéma des années 50. Les textes biographiques et objectifs de cet album-photos ont été écrits par le journaliste et écrivain Patrick Weber, mais on reste sur sa faim car il y a peu d'infos exclusives.

Qui est Lilian Baels?  Née en 1916 à Londres, elle est le septième enfant d'un couple d'Ostendais réfugié en Angleterre en raison de la guerre. Son père Henri Baels sera notamment avocat, échevin, administrateur de sociétés de pêcherie, député à la Chambre, ministre de l'Agriculture et des Travaux publics, et gouverneur de la province de Flandre occidentale à partir de 1933. Elle fréquente l'école primaire des Soeurs de Saint-Joseph à Ostende, puis l'Institut des Dames du Sacré-Coeur. Elle parle le français, le néerlandais et l'anglais. Sa famille s'installe à Knokke en 1931 et fuit en France lors de l'invasion allemande de 1940.

Le roi Léopold III, veuf de la reine Astrid, tombe sous le charme de cette jeune femme belle, intelligente et ambitieuse, et l'épouse secrètement et religieusement en 1941. Contrairement à ce que prévoit la Constitution belge, leur mariage civil est célébré quelques mois plus tard, ce qui provoque une grande polémique et déçoit beaucoup de Belges. Le mythe du roi veuf et prisonnier s'effondre.

Léopold III, Lilian et leurs enfants subissent la surveillance à Laeken par les soldats nazis, puis la déportation en 1944 à la forteresse d'Hirschtein et l'exil en Suisse de 1945 à 1950 suite à la Question Royale. La princesse est l'objet de nombreuses critiques et on l'accuse, à tort ou à raison, d'influencer son mari. Mais dans la sphère privée, elle réussit, dans les années 40 et 50, à créer un foyer très chaleureux au sein de cette famille recomposée, dont on peut constater l'amour et la complicité sur de nombreuses photos.

De retour en Belgique, elle est une Première Dame brillante et élégante durant les années 50, et crée la Fondation Cardiologique Princesse Lilian.

A la page 51, Patrick Weber écrit :   "Une chose est sûre :  le point de rupture dans la famille se situe en 1960, avec le mariage de Baudouin et Fabiola. Avant le mariage, toute la famille coule des jours heureux au château et personne ne peut imaginer quitter un jour ce domaine de Laeken auquel Léopold III est tellement attaché. Et puis tout se précipite...".   Patrick Weber fait là un raccourci un peu rapide car le départ de l'ancien roi de Laeken a été décidé dès 1959 sous la pression du gouvernement. C'est la seule erreur historique de cet album-photos.

Au domaine royal d'Argenteuil décoré avec goût, Léopold III et Lilian coulent des jours heureux. Pendant que son époux y prépare ses expéditions à travers le monde et s'adonne à sa passion de la photographie, la princesse s'occupe de la Fondation Cardiologique Princesse Lilian et de sa harde de cerfs, les princesses Marie-Christine et Esmeralda ont des cours particuliers à domicile. De nombreuses personnalités belges et étrangères sont les hôtes du couple.

Après la mort du roi Léopold III en 1983, Lilian n'apparaît plus qu'une seule fois en public, reprend contact avec son beau-fils le roi Albert II, fait publier les mémoires posthumes de son époux et a la joie de devenir la grand-mère d'Alexandra et Leopoldo.

samedi 8 juin 2013

Les Diables Rouges soutenus par la famille royale

Dans le cadre des qualifications pour le Mondial 2014 au Brésil, les Diables Rouges ont remporté leur match d'hier contre la Serbie (2-1) au Stade Roi Baudouin à Bruxelles. Cinq membres de notre famille royale y assistaient :  le roi Albert II, la reine Paola, la princesse Mathilde, la princesse Elisabeth et le prince Gabriel (passionné de sport, ce dernier est un grand fan de notre équipe nationale qu'il a déjà encouragée à trois reprises ces dernières années). Après avoir salué les deux équipes sur le terrain, le Roi a gagné la tribune officielle pour les hymnes nationaux. Quant à la reine Paola, elle s'était habillée aux couleurs du drapeau belge :  sac noir, chemisier jaune et pantalon rouge. Le premier ministre Elio Di Rupo était assis à ses côtés.
    
                                              


                                               

                  
                                                                    


                                                 Le Roi, la Reine, la Princesse Mathilde, la Princesse Elisabeth et le Prince gabriel ont assisté au match de football Belgique - Serbie.  Le Prince Philippe a pu voir ce match depuis un bar aux Etats Unis où il préside une mission économique.  La famille royale a pu se réjouir de voir la Belgique remporter ce match 2 - 1.

                                                 
                                                Mooie foto
HKH Prinses Mathilde van België tijdens de match België-Servië - SAR la Princesse Mathilde de Belgique pendant le match Belgique-Serbie

                                               
                                                Le Roi, la Reine, la Princesse Mathilde, la Princesse Elisabeth et le Prince gabriel ont assisté au match de football Belgique - Serbie.  Le Prince Philippe a pu voir ce match depuis un bar aux Etats Unis où il préside une mission économique.  La famille royale a pu se réjouir de voir la Belgique remporter ce match 2 - 1.

                                                Le Roi, la Reine, la Princesse Mathilde, la Princesse Elisabeth et le Prince gabriel ont assisté au match de football Belgique - Serbie.  Le Prince Philippe a pu voir ce match depuis un bar aux Etats Unis où il préside une mission économique.  La famille royale a pu se réjouir de voir la Belgique remporter ce match 2 - 1.
                                                

                                                Le Roi, la Reine, la Princesse Mathilde, la Princesse Elisabeth et le Prince gabriel ont assisté au match de football Belgique - Serbie.  Le Prince Philippe a pu voir ce match depuis un bar aux Etats Unis où il préside une mission économique.  La famille royale a pu se réjouir de voir la Belgique remporter ce match 2 - 1.

            
                                                Le Roi, la Reine, la Princesse Mathilde, la Princesse Elisabeth et le Prince gabriel ont assisté au match de football Belgique - Serbie.  Le Prince Philippe a pu voir ce match depuis un bar aux Etats Unis où il préside une mission économique.  La famille royale a pu se réjouir de voir la Belgique remporter ce match 2 - 1.

Et pendant ce temps, en mission économique sur la côte ouest des Etats-Unis, le prince Philippe suivait le match Belgique-Serbie dans un bar avec les hommes d'affaires et les journalistes de la délégation belge.                                                                                                                                          

lundi 3 juin 2013

Activités royales en mai 2013

6 audiences pour le Roi :  le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 3 fois), le ministre des Finances Koen Geens, Mme Bogaletch Gebre (lauréate du Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2012-2013), et le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders. 

7 activités officielles pour le Roi :  prestation de serment du nouveau ministre-président de la région bruxelloise Rudi Vervoort, déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, remise au palais royal du Prix International Roi Baudouin pour le Développement, inauguration du monument Vindictive à Ostende, visite du festival Oostende voor Anker, déjeuner pour le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, remise des Prix Reine Paola pour l'enseignement 2013.

7 activités officielles pour la reine Paola :  audience pour Mme Bogaletch Gebre, déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, remise au palais royal du Prix International Roi Baudouin pour le Développement, inauguration du monument Vindictive à Ostende, visite du festival Oostende voor Anker, déjeuner pour le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, remise des Prix Reine Paola pour l'enseignement 2013.

9 activités officielles pour la reine Fabiola :  proclamation des 24 demi-finalistes du Concours Musical Reine Elisabeth, trois demi-finales du Concours Musical Reine Elisabeth, déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, remise au palais royal du Prix International Roi Baudouin pour le Développement, deux finales du Concours Musical Reine Elisabeth, déjeuner pour le jury du Concours Musical Reine Elisabeth.

10 activités officielles pour le prince Philippe :  remise du Prix Princesse Mathilde 2013, réunion de travail à la Fédération de l'Industrie Technologique en vue de la prochaine mission économique, visite au Comité International Olympique à Lausanne, 2ème Masterclass Belgodyssée, ouverture du 11ème European Business Summit, 50ème anniversaire de Vocatio, inauguration de la nouvelle extension de Technopolis à Malines, déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, remise au palais royal du Prix International Roi Baudouin pour le Développement, réception au palais royal pour les participants à la conférence internationale sur l'Antarctique.

16 activités officielles pour la princesse Mathilde :  remise du Prix Princesse Mathilde 2013, ouverture des Assises de la Coopération belge au développement, visite au Comité International Olympique à Lausanne, conférence "Basic Education for Change", visite de l'exposition "S'attaquer ensemble à l'éducation", 50ème anniversaire de Vocatio, inauguration de la nouvelle extension de Technopolis à Malines, déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, remise au palais royal du Prix International Roi Baudouin pour le Développement, congrès "Adolescence, violences, troubles psychiatriques et soins obligés", spectacle de fin d'année de l'Ecole Royale de Ballet d'Anvers, réception au palais royal pour les participants à la réunion internationale sur l'Antarctique, déjeuner pour le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, table ronde sur les women empowerment, présentation du rapport 2013 de l'Unicef sur la situation des enfants dans le monde, finale du Concours Musical Reine Elisabeth.

10 activités officielles pour la princesse Astrid :   ouverture des Jeux Nationaux Special Olympics, remise du prix Organisation of European Cancer Institutes, remise des prix 2013 de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, remise au palais royal du Prix International Roi Baudouin pour le Développement, séance académique de la Fondation Saint-Luc, remise du prix fédéral de la lutte contre la pauvreté 2013, déjeuner pour le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, finale du Concours Musical Reine Elisabeth, 52ème cérémonie des Prix de la Rose d'Or de l'UER.

6 activités officielles pour le prince Lorenz :  ouverture des Jeux Nationaux Special Olympics, déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, remise au palais royal du Prix Roi Baudouin pour le Développement, déjeuner pour le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, finale du Concours Musical Reine Elisabeth, 52ème cérémonie des Prix de la Rose d'Or de l'UER.

4 activités officielles pour le prince Laurent :  déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, Eventing Military à Tongres, déjeuner pour le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, finale du Concours Musical Reine Elisabeth.

5 activités officielles pour la princesse Claire :  déjeuner à Laeken pour le Prix International Roi Baudouin pour le Développement, Eventing Military à Tongres, 25ème anniversaire de la Fondation Pro Renovassistance, déjeuner pour le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, finale du Concours Musical Reine Elisabeth.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à mai 2013 (source :  www.monarchie.be) :

Prince Philippe :   77 activités officielles

Roi :  25 activités officielles + 46 audiences

Princesse Mathilde :  68 activités officielles

Princesse Astrid :  32 activités officielles

Reine Paola :  26 activités officielles

Prince Laurent :  13 activités officielles

Princesse Claire :  13 activités officielles

Reine Fabiola :  11 activités officielles

Prince Lorenz :  9 activités officielles