lundi 27 janvier 2014

L'ancien presbytère de Villers-sur-Lesse

                         Le presbytère de Villers-sur-Lesse

L'ancien presbytère de Villers-sur-Lesse est un grand bâtiment de caractère du 18ème siècle avec des colombages. Il est situé rue de la Famenne, juste en face de l'église Saint-Lambert, à 2km à vol d'oiseau du château de Ciergnon.

En 2010, la reine Paola achète l'ancien presbytère et son terrain de 11 ares à titre privé à la fabrique d'église de Villers-sur-Lesse au prix de 100.000 euros. C'est Vincent Pardoen, intendant de la Liste Civile du Roi, qui la représente lors de la signature de l'acte chez le notaire James Dupont.

Deux ans plus tard, un échange de 4 terrains en zone d'habitat a lieu entre la Donation Royale et la fabrique d'église de Villers-sur-Lesse. La Donation Royale devient propriétaire du verger de 47 ares (estimé à 140.000 euros) entourant l'ancien presbytère, et d'un terrain de 12 ares le long du Canal du Moulin. En échange, la fabrique d'église de Villers-sur-Lesse reçoit de la Donation deux terrains situés à l'angle des rues Nanfal et des Ardennes (68 ares). L'échange paraît équitable et permet à la reine Paola d'agrandir sa nouvelle propriété, où d'importants travaux sont entrepris.

En décembre 2012, la reine Paola fait donation de l'ancien presbytère et de son terrain de 11 ares en nue propriété à trois de ses petits-enfants (la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric). Elle en garde l'usufruit jusqu'à son décès. Ce n'est qu'à ce moment-là que les trois petits-enfants en hériteront pleinement, sans payer de droit de succession. L'acte de donation a été signé chez le notaire James Dupont par la reine Paola et la princesse Claire, représentant ses trois enfants mineurs. Suite aux travaux déjà entrepris, le bien est désormais évalué à 169.000 euros.

A noter que le village de Villers-sur-Lesse abrite aussi un château jaune appartenant à la Donation Royale et où le prince héritier Léopold et la princesse Astrid ont séjourné de 1930 à 1934. Plus d'infos à son sujet :  http://royalementblog.blogspot.be/2011/08/le-chateau-de-villers-sur-lesse.html

Qu'est-ce que la Donation Royale ?
Afin que son patrimoine ne soit divisé entre ses trois filles, mariées à des princes étrangers, le roi Léopold II crée la Donation Royale en 1903. Il lègue ainsi ses biens à l'Etat belge à condition que ses successeurs au trône (et non ses descendants car Albert II et Philippe ne descendent pas de Léopold II) puissent en profiter. C'est le cas des serres royales de Laeken, des châteaux du Belvédère, du Stuyvenbergh, de Ciergnon et de Fenffe, ainsi que des villas construites il y a quelques années par la Donation Royale pour le prince Laurent à Tervuren et la princesse Astrid à Laeken.

Des biens sont mis à la disposition de l'intérêt général :  la Tour Japonaise, le Pavillon Chinois, la chapelle Reine Astrid à Küssnacht, le parc Duden à Forest, la chapelle Reine Astrid à Briquemont, l'Hôtel Bellevue, le parc Elisabeth à Laeken, etc.

Et les autres biens du patrimoine immobilier sont loués aux meilleures conditions possibles. Les recettes doivent permettre à la Donation Royale de couvrir les dépenses par ses propres revenus :  terrain de golf de l'ancien château d'Ardenne, droit de chasse sur environ 4.200 ha, location de 700ha de terrains agricoles en Ardenne répartis entre 11 exploitations, le golf de Klemskerke, les installations du Royal Yacht Club de Bruxelles, le cinéma Vendôme à Ixelles, les immeubles de bureaux Coudenberg, Jean Jacobs et Quatre Bras à Bruxelles, etc.

La Donation Royale possède aussi des biens mobiliers, dont 36 millions d'euros d'actions et une importante collection d'armes anciennes offerte par les comtes de Ribeaucourt et exposée au Musée de l'Armée au Cinquantenaire.

Le conseil d'administration est composé de représentants de la famille royale (dont l'intendant de la Liste Civile du Roi Noël De Bruyne), du président du comité de direction du SPF Finances, de représentants des régions flamande et wallonne, et de l'économiste Geert Noels. Les comptes de la Donation Royale sont épluchés chaque année par la Cour des Comptes, mais peu de personnes y ont accès.

Entre 2002 et 2009, ses comptes annuels ont affiché un solde négatif, notamment suite à la construction de la villa Schonenberg pour la princesse Astrid (plus de 1,5 million d'euros), au réaménagement de l'entrée du château du Belvédère par le célèbre architecte paysagiste Jacques Wirtz (1 million d'euros) et au vaste travail de restauration des demeures royales entrepris par la reine Paola. Pour équilibrer ses comptes, la Donation Royale a dû vendre la Villa Royale d'Ostende et 500 hectares de forêts à Postel en Campine.

La Donation Royale pèserait aujourd'hui environ 500 millions d'euros (dont 36 millions d'euros en actions) et donnerait du travail à plus de 100 personnes. Son siège administratif se situe au 14, rue de Bréderode à l'arrière du palais royal de Bruxelles. En 2012, parmi ses recettes, citons 2 millions d'euros pour la location de bureaux à Bruxelles et 70.000 euros de l'Union Européenne pour ses terres dans la province de Namur dans le cadre de la politique agricole commune.

dimanche 19 janvier 2014

Les 41 ans de la reine Mathilde

                                                                      
       
1° Ses origines belges
Mathilde d'Udekem d'Acoz est issue d'une famille noble de Flandre occidentale. Elle est la petite-fille du baron Charles d'Udekem d'Acoz (1885-1968) et de Suzanne van Outryve d'Ydewalle (1898-1983). Le couple habite le château Couthove à Proven et a trois fils :   Henri (qui reçoit le titre de baron à la mort de son père), Raoul et Patrick. Ce dernier part s'installer en 1958 au château de Losange en province de Luxembourg. Les deux oncles de Mathilde restent en Flandre occidentale et se marient avec des Flamandes (Henri avec Marie-Madeleine Kervyn d'Oud Mooreghem ; Raoul avec Françoise de Maere d'Aertrycke) et font de la politique au sein du parti social-chrétien CVP. Le baron Henri sera bourgmestre de Proven de 1960 jusqu'à la fusion des communes en 1977, puis premier échevin (de 1977 à 1982) et bourgmestre (de 1995 à 2005) de la commune de Poperinge. Il a également été président du conseil provincial de Flandre occidentale et, à ce titre, a reçu officiellement sa nièce Mathilde lors de la Joyeuse Entrée dans cette province fin 1999. Quant à Raoul, il a siégé pendant une vingtaine d'années au conseil communal d'Ypres puis, après son déménagement dans la province du Brabant flamand, a été échevin à Herne de 2000 à 2006. Les deux frères Henri et Raoul (titrés comtes en 1999 par le roi Albert II) ont quitté définitivement la politique en 2006. C'est aujourd'hui Bernard d'Udekem d'Acoz (fils de Raoul) qui a pris la relève et a été conseiller communal CD&V d'Oostkamp de 2001 à 2006. Il habite le château Raepenburg à Ruddevoorde (province de Flandre occidentale).

Patrick d'Udekem d'Acoz s'installe donc en 1958 dans les dépendances du château de Losange (plus d'infos :  http://royalementblog.blogspot.be/2011/09/le-chateau-de-losange.html), très endommagé lors de la Bataille des Ardennes. Il tente diverses carrières :  gérant du dancing "Le Los Angeles" près de Bastogne de 1962 à 1970, exploitant forestier, juge consulaire au tribunal de Neufchâteau, dernier bourgmestre de Villers-la-Bonne-Eau jusqu'à la fusion des communes en 1977, puis conseiller communal de Bastogne et conseiller provincial de la province de Luxembourg, etc. Entretemps, en 1971, Patrick a épousé la comtesse Anna Komorowska, issue d'une famille aristocratique polonaise ayant fui le régime communiste. Le couple a cinq enfants :  Mathilde, Marie-Alix, Elisabeth, Hélène et Charles-Henri.

2° Sa jeunesse
Mathilde d'Udekem d'Acoz naît le 20 janvier 1973 à Uccle. Un mois plus tard, elle est baptisée en la chapelle de Lutrebois par Jean Godenir, curé de la paroisse de Villers-la-Bonne-Eau. Sa première communion coïncide avec la naissance d'Hélène et aura lieu en la chapelle de la clinique Sainte-Elisabeth de Namur. Après ses maternelles et ses primaires à l'Ecole Notre-Dame de Bastogne, elle effectue ses études secondaires à l'Institut de la Vierge Fidèle à Bruxelles (un établissement très réputé et fréquenté également par Joséphine-Charlotte de Luxembourg, Astrid de Belgique et Stéphanie de Lannoy). En 1991, elle choisit d'étudier la logopédie à l'Institut Marie Haps (Bruxelles) où elle obtient son diplôme avec grande distinction. Tout en poursuivant des études de psychologie à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve, elle ouvre un cabinet de logopédie dans la capitale belge. Le week-end, elle retrouve ses parents au château de Losange. Comme toute sa famille, Mathilde est marquée par le décès en 1997 de sa grand-mère maternelle et de sa sœur Marie-Alix dans un accident de voiture à Herstal. Le prince Philippe est présent aux funérailles.

3° Son mariage
C'est au château de Beloeil que Mathilde aurait rencontré le prince Philippe en 1996 (à mettre au conditionnel car le couple princier n'a jamais voulu confirmer ou démentir cette rumeur). Pendant trois ans, ils parviennent à cacher leur relation. Les voisins, qui les voient dans l'appartement bruxellois de Mathilde, aux abords des châteaux de Fenffe et Losange, ne diront rien. Le touriste belge, qui les photographie à Cuba durant l'été 1999, ne donnera ses photos à la presse qu'après les fiançailles.

Le 10 septembre 1999, le Palais confirme la rumeur de mariage du prince héritier (39 ans) et de Mathilde d'Udekem d'Acoz (26 ans) parue le matin dans la presse. Trois jours plus tard, la fiancée de Philippe est présentée dans le parc du château de Laeken, et suscite l'enthousiasme et la sympathie. Le mariage a lieu le 4 décembre 1999. Mathilde porte une robe fourreau du couturier Edouard Vermeulen, le voile en dentelles de la famille Ruffo di Calabria et un diadème ayant appartenu aux reines Elisabeth et Astrid. La cérémonie civile se déroule en l'hôtel de ville de Bruxelles et est présidée par le chevalier François-Xavier de Donnéa, bourgmestre de la capitale. Le mariage religieux est célébré par le cardinal Godfried Danneels dans la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule en présence des autorités belges, de tout le Gotha, de plusieurs présidents de la République, des présidents de la Commission Européenne et du Parlement Européen. L'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique lui offre un diadème feuillagé composé de 631 diamants et réalisé en 1912 par le joaillier londonien Hennell and Sons pour une certaine Mrs Helen May White.

Après leur voyage de noces, le couple s'installe au premier étage du château de Laeken, que la reine Fabiola avait quitté un an auparavant. Ils auront quatre enfants :  la princesse Elisabeth (2001), le prince Gabriel (2003), le prince Emmanuel (2005) et la princesse Eléonore (2008). Leur vie privée loin de la jet-set n'a jamais donné lieu à aucun scandale.

4° Princesse de Belgique (1999-2013)
Avec le roi Albert II et le prince Philippe, la princesse Mathilde fait partie des trois membres les plus actifs de la famille royale belge (166 activités officielles en 2011 ; 196 activités officielles en 2012). Elle participe aux grands événements de la Cour et à certaines missions économiques à l'étranger de son mari. C'est surtout dans le domaine social qu'elle s'investit (la culture l'attire moins) : les droits de l'enfant, la protection des femmes, le micro-crédit, l'alphabétisation, la maladie d'Alzheimer, le sida, le cancer, la pauvreté infantile, la coopération au développement, etc.

En 2000, elle crée le Fonds Princesse Mathilde qui soutient chaque année financièrement des projets en Belgique susceptibles d'améliorer la situation des personnes les plus vulnérables (plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2009/06/le-fonds-princesse-mathilde.html). Ainsi, en 2011, le Fonds s'est intéressé à la pauvreté infantile :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/07/laction-du-fonds-princesse-mathilde-en.html .

La protection de l'enfant est le premier combat qu'elle a entamé quelques semaines après son mariage. Elle a notamment présidé la délégation belge à la conférence des Nations Unies sur les droits de l'enfant à New York en 2002 (comme l'avaient fait le roi Baudouin et la reine Fabiola en 1990), elle a accordé son Haut Patronage à SOS Villages d'Enfants-Belgique et est, depuis 2009, la présidente d'honneur d'Unicef Belgique avec qui elle s'est rendu en Haïti en 2012 (plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/12/le-combat-de-la-princesse-mathilde-pour.html).

En 2005, les Nations Unies lui demandent d'être émissaire pour la promotion du micro-crédit au cours de l'Année Internationale du Micro-Crédit (plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/11/le-combat-de-la-princesse-mathilde-en.html). Pendant plusieurs années, la princesse a été représentante spéciale d'Unicef et d'Onusida pour les enfants affectés par ce virus (interview de la princesse suite à son voyage au Liberia en 2010 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2010/10/interview-de-la-princesse-mathilde-au.html . Ainsi que représentante spéciale pour la vaccination de l'Organisation Mondiale de la Santé Europe pour la période 2011-2013.

Depuis 2007, la princesse fait partie des Young Global Leaders et a participé, en mars 2011, pendant dix jours à leur forum à l'Université d'Harvard aux Etats-Unis (plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2011/04/la-princesse-mathilde-harvard-mars-2011.html).

Présidente d'honneur du Breast International Group (un réseau mondial qui facilite la recherche sur le cancer du sein au niveau international), Mathilde est donc engagée dans la lutte contre le cancer depuis plusieurs années (plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2012/05/le-combat-de-la-princesse-mathilde.html). Elle accorde aussi son Haut Patronage à Handicap International Belgique, l'Association de parents pour l'épanouissement des enfants autistes, l'ONG Plan Belgique, la Ligue Alzheimer, l'Association Françoise Dolto, la Ligue Belge de la Surdité, l'Assistance Discrète à l'Enfance Défavorisée (centre "Les Glaïeuls" à Paliseul), le NFTE-Belgium (Network for Training Entrepreneurship), ainsi qu'à l'asbl Les Amis du Théâtre Royal de la Monnaie.

En 2010, Mathilde est adoubée dame grand-croix de l'Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, dont son défunt père, le roi Albert, la reine Paola et le prince Philippe étaient déjà membres. La princesse est aussi la marraine de la princesse Alexia des Pays-Bas et de la princesse Isabella de Danemark.

Mathilde fait rarement des confidences aux journalistes. En 2009, elle confie à l'occasion de ses dix ans de mariage :   "Je me souviens du jour du mariage comme si c'était hier. J'ai rencontré des Belges merveilleux. Comme tout au long de ces dix années où j'ai vu des gens porter des projets très intéressants. Nous essayons de former un cocon chaleureux et structurant pour nos quatre enfants dynamiques qu'on adore énormément. Ces dix années ont également été marquées par la mort de mon père en 2008. Ce fut un moment très difficile mais j'ai pu compter sur ton soutien. Ce que j'apprécie le plus chez Philippe, c'est sa profondeur, son sens de l'engagement. Il est très engagé dans la famille. C'est un père de famille extrêmement présent, mais aussi très engagé dans sa fonction".

En 2010, elle parle des langues au magazine "Onze Taal" :   "Petite, j'entendais ma mère parler polonais et parfois mon père néerlandais. Cela m'a donné le goût des langues. Philippe et moi voulons transmettre ce même goût à nos enfants. C'est un atout pour l'avenir et une ouverture vers une richesse culturelle. J'ai commencé à apprendre le néerlandais à 12 ans. Un peu tard peut-être, car c'est lorsqu'on est enfant qu'il faut apprendre une langue, et de manière ludique. Les trois dernières années de mes secondaires, nous avions un professeur fantastique. Il ne s'attardait pas uniquement sur l'aspect linguistique, mais apportait un côté culturel qui rendait ses cours captivants. Ce qui est plus difficile, ce sont les constructions de phrases, la prononciation de certains sons qui n'existent pas en français, les accents toniques qui ont beaucoup plus d'importance qu'en français. A la maison, le travail pour l'école se fait en néerlandais, sinon nous parlons le français. Entre eux, les enfants parlent les deux langues, parfois même en les mélangeant. En tant que parents, nous devons être attentifs à tout cela".

Au printemps 2013, un sondage d'Ipsos la consacre femme préférée de la famille royale avec 39%, devant la princesse Astrid (34%), la princesse Claire (17%), la reine Paola (7%) et la reine Fabiola (4%).

5° Reine des Belges (depuis 2013)
Suite à l'accession au trône de son époux le 21 juillet 2013, Mathilde devient la septième reine des Belges. Sa belle-mère lui lègue le diadème des neuf provinces de la reine Astrid qu'elle décide de porter sur sa photo officielle pour les bâtiments publics (ambassades, hôtels de ville, ministères, p.ex.). Elle choisit comme secrétaire la diplomate flamande Machteld Fostier qui est son bras droit depuis de nombreuses années (conseillère de la princesse de 2000 à 2006 et de 2008 à 2013). La reine Mathilde est également secondée par cinq dames d'honneur bénévoles :  Clotilde Boël (épouse d'Harold Boël, directeur de la Sofina), Patricia Vlerick (fille de Léon Bouckaert), Melissa Maas-Van Waeyenberghe (pharmacienne), Laurence De Ghellinck d'Elseghem Vaernewijck et Lindsay Edwards (traductrice).

Parmi ses actions, elle a repris le Secrétariat Social de la Reine, créé par Fabiola au début des années 60, pour répondre aux nombreuses demandes d'aide des Belges qui écrivent au palais royal.

On retiendra aussi son soutien à la mode belge, notamment lors d'une conférence internationale à Anvers en octobre et à la Business of Design Week à Hong-Kong en décembre. Au cours de ces premiers mois de règne, la Reine a varié les créateurs belges :  Edouard Vermeulen, Fabienne Delvigne, Dries Van Noten, Ann Demeulemeester, Véronique Branquinho.

Il est trop tôt pour dresser son bilan en tant que reine, mais on peut noter que Mathilde a commis une erreur de communication en demandant de l'appeler désormais "Majesté" (pour la différencier des reines Fabiola et Paola qu'on doit appeler "Madame"). Malgré cette polémique, elle est très populaire, et est un atout important pour son époux le roi Philippe et pour la monarchie.

A partir de 2014, Mathilde succédera à la reine Paola à la présidence d'honneur du centre Child Focus (qu'elle a assumée de 2002 à 2013) et à la reine Fabiola à la présidence d'honneur du Concours Musical Reine Elisabeth (qu'elle a assumée de 1965 à 2013).

Bibliographie :
- COLLEYE Fernand,  "Philippe et Mathilde : princes de l'an 2000", éditions Vander
- BALFOORT Brigitte, LEYTS Barend et VAN DEN WIJNGAERT Mark,  "Philippe, prince héritier", éditions Luc Pire
- DEBORSU Frédéric,  "Questions Royales", éditions Renaissance du Livre

lundi 13 janvier 2014

Les 40 ans de la princesse Claire

                                                                             
                                        

1° Sa famille belgo-britannique
Sa mère Nicole Mertens est née en 1951 à Ixelles où habitait sa famille à l'époque. Nicole et ses frères Jacques et Alain ont pour parents André Mertens (un Bruxellois décédé dans les années 80) et Marie-Louise Sclifet (originaire de La Louvière). Le couple a trois entreprises :  l'une qui produisait des élastiques, une deuxième dans le négoce d'adhésif industriel et une imprimerie (plus tard, chacun des trois enfants recevra la charge d'une entreprise). Ils décident de s'installer dans la commune de Chaumont-Gistoux dans le Brabant wallon. Nicole suit une formation de secrétaire qu'elle complète en 1970 en Angleterre chez un fournisseur de son père, Nicholas Coombs.

Ce dernier a un fils prénommé également Nicholas et né à Wimbledon en 1938. Après ses études au Collège St-George de Londres, il part, à l'âge de dix-huit ans, travailler pour la compagnie Bell Téléphone au Canada, et entreprend des études sur le caoutchouc et l'électricité. Cinq ans plus tard, rentré au Royaume-Uni, il travaille au sein de Lindustries Group of Companies. En 1971, Nicholas épouse Nicole Mertens à Uccle. Le couple Coombs-Mertens s'installe outre-Manche où naissent leurs trois enfants :  Joanna en 1972, Claire en 1974 et Matthew en 1976.

En 1977, la famille revient en Belgique car André Mertens propose à son beau-fils Nicholas de reprendre la direction de l'entreprise familiale d'élastiques à Perwez. Ils construisent une maison à Dion-le-Val qui fait partie de la commune de Chaumont-Gistoux. Après avoir élevé ses enfants, Nicole est active dans la vie de sa paroisse et fait du bénévolat auprès des personnes âgées.

2° L'enfance et la jeunesse de Claire
Claire - qui possède la double nationalité belge et britannique - naît le 18 janvier 1974 à Bath dans le Somerset en Angleterre. De retour en Belgique, elle effectue ses études primaires et secondaires à l'Institut de la Providence à Wavre. Durant ses temps libres, Claire s'intéresse au dessin, à la peinture, à la musique et à l'équitation. Elle participe aux activités d'un mouvement de jeunesse (les Guides) et d'une chorale locale, les Pious-Pious, avec laquelle elle chante lors de la visite du pape Jean-Paul II en Belgique. Sans oublier ses fréquentes visites à ses grands-parents paternels en Angleterre. A l'issue de ses secondaires, Claire entreprend des études de géomètre. Elle achève sa formation par un stage chez Brone et Oldenhove à Wavre, et obtient le titre de géomètre expert immobilier en 1999. Brone et Oldenhove lui propose ensuite de devenir membre associé. Claire parle le français, l'anglais et le néerlandais.

3° Son mariage
Son destin bascule lors de sa rencontre avec le prince Laurent de Belgique en faisant la vaisselle chez des amis... Contrairement à son frère aîné qui a fait tout son possible pour cacher sa relation avec Mathilde d'Udekem d'Acoz, le prince Laurent apparaît, pour la première fois, en public avec Claire lors de la soirée de gala de la Fondation Prince Laurent en novembre 2001 à Wavre. Claire est à la gauche du prince à la table d'honneur. Au cours des mois suivants, les deux tourtereaux assistent ensemble, entre autres, au salon de l'auto à Bruxelles, au festival du film d'amour de Mons, à un dîner-conférence de la princesse Marie-Esméralda, à l'inauguration du nouveau parc Eurodisney en France, à un concert de Noël de José Van Dam. Durant l'été 2002, le Palais confirme que Claire est bien la petite amie du prince et que leur relation est sérieuse. Après avoir reçu l'aval du gouvernement belge, le Roi et la Reine annoncent, le 19 décembre 2002, les fiançailles de leur fils cadet. Une rencontre avec la presse a lieu quelques heures plus tard dans les serres royales de Laeken en présence de leurs familles.

Leur mariage a lieu le 12 avril 2003 à Bruxelles et est marqué par une méditation de leur ami le père Guy Gilbert (http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/04/le-mariage-du-prince-laurent-et-de-la.html). Claire s'installe à la Villa Clémentine à Tervuren, mise à leur disposition par la Donation Royale.

Très discret, Nicholas Coombs confie quand même en 2003 à la presse :    "Nous sommes des gens simples, nous ne donnons pas d'interviews. Personne n'a changé de comportement. Claire est toujours leur sœur ou leur tante. Elle fait encore de temps en temps du baby-sitting pour Emma, la petite fille de Joanna. Nous sommes persuadés que notre famille se comportera toujours correctement et soutiendra Claire dans toutes ses décisions. Elle a choisi de passer le reste de sa vie avec le prince Laurent, et cela représentera évidemment un grand changement pour elle. Il y a des aspects positifs et négatifs à cette situation, et elle les connaîtra beaucoup mieux que moi, mais nous sommes convaincus qu'elle gardera toujours des contacts étroits avec son frère et sa sœur et qu'elle trouvera toujours le temps de venir à la maison et de s'y reposer. Ce n'est pas à nous de lui donner des conseils. Nous l'avons fait quand elle était petite. Maintenant, c'est plutôt à elle de nous donner des conseils dans sa nouvelle position. C'est aussi un peu invraisemblable pour nous d'être intégrés dans la noblesse belge. Nous sommes des étrangers qui vivent en Belgique. Ma femme et moi avons décidé de toute façon que nous ne voulions pas d'un titre. C'est le genre de chose qu'on ne reçoit que pour services rendus à la nation et, à cet égard, nous n'entrons pas en ligne de compte".

Lorsqu'ils se sont dits oui il y a onze ans pour le meilleur et pour le pire, Laurent et Claire n'imaginaient sans doute pas les difficultés qui les attendaient à partir de 2007 :  procès d'Hasselt, campagne de presse très dure, rumeurs d'infidélités, relations tendues avec la famille royale, rupture avec plusieurs anciens collaborateurs du prince (Noël Vaessen, Jacques Wirtgen et Jean Bastien), faillite de l'IRGT, accusation de violence de l'ex-petite amie de Laurent.

Il faut souligner l'attitude de la princesse lorsqu'elle accompagne son turbulent époux. Si Laurent est loquace et de bonne humeur, elle se montre discrète et le regarde amoureusement. Par contre, s'il est boudeur, Claire prend la relève, discute avec les gens et sourit aux photographes. Même si sa vie de couple n'est pas un long fleuve tranquille, la princesse a incontestablement été la meilleure alliée de son mari lors des tempêtes médiatiques de 2007 et 2011. On retiendra en particulier cette image :  interrompant la conférence de presse du prince en décembre 2011, les larmes aux yeux, Claire prend le micro et dit aux journalistes :   "Je trouve que maintenant, cela suffit, d'accord? Au travers de mon mari, vous blessez également trois enfants. Ces insinuations sont fausses. Donc, si personne n'a de questions sur ce projet, passons à la visite des conteneurs".

4° Leurs enfants
Le 6 février 2004 à 21h34, la princesse met au monde une petite fille, prénommée Louise, Sophie, Mary. A sa naissance, elle pesait 3,420 kg et mesurait 54 cm. L'accouchement a lieu aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Woluwe-Saint-Lambert. Dès la naissance, une polémique se met en route suite au souhait du prince de choisir un parrain musulman pour sa fille. On évoque le nom de Réza Palhavi, fils du dernier shah d'Iran et persona non grata dans son pays natal. Ce choix est contesté car il refroidirait les relations diplomatiques belgo-iraniennes. Finalement, le prince Laurent décide de ne rien dire... Louise est baptisée par le père Guy Gilbert sept mois après sa naissance dans le domaine de la famille Solvay à La Hulpe. La presse n'est pas conviée et le Palais n'a fait aucune déclaration sur l'événement, mais il semble que la baronne Solvay et la princesse Margaretha de Luxembourg en soient les marraines. En 2011, la princesse Louise a fait sa petite communion dans l'église de Bonlez (Brabant wallon).

Le 13 décembre 2005, Louise est devenue la grande sœur de deux jumeaux :  le prince Nicolas (en hommage à Nicholas et Nicole Coombs) et le prince Aymeric, nés aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Woluwe-Saint-Lambert. Fidèle à sa réputation de rebelle de la famille royale, le prince Laurent n'a pas dévoilé les noms des parrains et marraines, et n'a montré au public la jolie frimousse de ses jumeaux que six mois après leur naissance! Il est dommage que contrairement aux traditions déontologiques du Palais, le prince n'ait autorisé les photos et images de ses fils qu'à certains médias... Est-il normal qu'Anne Quevrin de l'émission "Place Royale" (RTL-TVI) soit privilégiée par rapport à ses confrères? Non. Heureusement, tout est rentré dans l'ordre lors du concert de Noël 2006 au palais royal :  toute la presse a pu filmer et photographier les deux petits princes et leur sœur aînée. Nicolas et Aymeric auraient été baptisés par le père Guy Gilbert dans sa ferme du sud de la France, mais cette rumeur n'a pas été confirmée par le Palais.

Tous trois fréquentent le Lycée français Jean Monnet d'Uccle. Depuis septembre 2012, ils participent aux activités en néerlandais du mouvement de jeunesse "Les Scouts d'Europe" à Nossegem dans le Brabant flamand. En décembre 2012, leur grand-mère paternelle la reine Paola fait une donation aux trois enfants : l'ancien presbytère de Villers-sur-Lesse et son terrain de 11 ares, estimés à 169.000 euros. La reine Paola garde l'usufruit et leur donne la nue propriété :  cela signifie qu'à son décès, les trois enfants hériteront de la propriété, sans payer de droits de succession.

5° Princesse de Belgique
Après la naissance de ses enfants, Claire abandonne son métier de géomètre, mais reste actionnaire d'un tiers de la société Brône, Oldenhove & Coombs. Contrairement à ses belles-soeurs Mathilde et Astrid, Claire n'a aucun rôle officiel bien défini, et n'a donné qu'une seule interview et prononcé un seul discours en onze ans! Dans ses premières années de mariage, la princesse est la marraine de l'asbl De Gentse Barge et de la Rose Princesse Claire, une rose blanche créée par l'horticulteur Carl Van Sante. Elle accorde son Haut Patronage à la Brussels Chorale Society (qui a chanté lors de leur mariage) et au défilé de mode-vente aux enchères au profit de l'asbl Les Petits Riens.

La princesse fait un parcours sans faute depuis 2003 au sein de la famille royale et semble s'entendre avec tout le monde. La reine Paola l'apprécie beaucoup. Astrid aurait dit qu'elle était "claire et limpide". Alors que le prince Laurent n'est le parrain d'aucun de ses neuf neveux et nièces, son épouse est la marraine de la petite Eléonore, fille cadette de Philippe et Mathilde. On l'a également vue discuter en 2008 avec Delphine Boël et son époux lors d'une soirée.

La princesse Claire est une bonne ambassadrice de la mode belge. La plupart du temps, elle fait confiance à Edouard Vermeulen de la Maison Natan, fournisseur breveté de la Cour. Mais elle aime aussi mettre en valeur lors de la fête nationale des couturiers belges moins connus, comme Mademoiselle Lucien (en 2004), Stijn Helsen (en 2008) et Bernard Depoorter (en 2010). Le sac noir en forme de Belgique - prêté par la Maison Delvaux - qu'elle portait le 21 juillet 2008 n'est pas passé inaperçu. Il n'est pas rare de voir le couple princier à des défilés de mode (Chine Collection, Natan, Tim Van Steenbergen, Bernard Depoorter, p.ex.).

Ils ont participé aux grands événements du Gotha européen de la dernière décennie :  mariages du prince héritier Frédérik de Danemark et de l'infant Felipe d'Espagne en 2004, funérailles de la grande-duchesse Joséphine-Charlotte de Luxembourg en 2005, mariages de la princesse héritière Viktoria de Suède en 2010, du prince Albert II de Monaco en 2011 et du grand-duc héritier Guillaume de Luxembourg en 2012. Laurent et Claire sont des amis proches du prince Charles et de la princesse Camilla de Bourbon-Siciles avec qui ils passent chaque année quelques jours de vacances dans leur propriété de Sardaigne.

L'ensemble des projets de l'Enfant des Etoiles bénéficie depuis 2009 du Haut Patronage de la princesse qui ne manque pas leurs comédies musicales dont les bénéfices sont attribués à l'enfance en difficulté, que ce soit en Belgique ou à l'étranger.

Le 23 mars 2010, Claire est l'invitée d'honneur de la pièce "Les Trois Mousquetaires se logent à Bruxelles" au théâtre de marionnettes de Toone au profit de la Fondation Pro Renovassistance. Cette fondation a pour but de soutenir toutes les initiatives visant à mettre un logement décent à la disposition de familles à faibles revenus, et ce à des conditions compatibles avec leurs ressources. La princesse leur fait part de son souhait de mieux connaître leur travail et leurs projets. Un mois plus tard, une réunion de travail et la visite d'un immeuble rénové à Schaerbeek par Renovassistance sont organisés. Le 27 mai, Claire visite un autre chantier de rénovation d'un immeuble à Uccle et le Palais annonce qu'elle accepte la présidence d'honneur de la Fondation Pro Renovassistance. Contactée par téléphone par le journaliste Pierre Nizet, la princesse lui confie :   "C'est une cause très bonne. Avant d'en dire plus sur cette fondation, je vais d'abord apprendre à mieux la connaître. C'est un domaine qui m'intéresse énormément, qui est proche de ma profession". A l'occasion d'un colloque en 2011 sur le thème des immeubles vides organisé par la Fondation Pro Renovassistance et les Facultés Universitaires Saint-Louis, elle prononce son premier discours public (et le seul à ce jour en onze ans de mariage!). En 2012, Claire a participé à deux réunions de travail organisées par la Fondation Pro Renovassistance :  en janvier sur la campagne ImmoSolidarity et en juin au port de Bruxelles. En janvier 2013, elle inaugure un studio et quatre appartements à Etterbeek qui ont été rénovés par les asbl L'Arche, Logement pour Tous et Fondation Pro Renovassistance.

A l'occasion du 50ème anniversaire des Espaces Verts et Arts des Jardins (créée en 1961 par Ernest-John Solvay, l'architecte-paysagiste René Pechère et la princesse de Ligne) en 2011, la princesse Claire accepte de devenir leur présidente d'honneur.

Depuis 2012, Claire accorde aussi son Haut Patronage à la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette, créée au 19ème siècle à Bruxelles par la deuxième reine des Belges. La princesse a visité cette asbl en 2011, et assisté plusieurs fois au spectacle annuel organisé à son profit. La Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette a déjà bénéficié également du soutien financier de la Fondation Reine Paola.

Au printemps 2013, un sondage d'Ipsos demande aux personnes interrogées quelle est leur femme préférée de la famille royale. Avec 17%, la princesse Claire est la troisième, derrière la princesse Mathilde (39%) et la princesse Astrid (34%), mais devant la reine Paola (7%) et la reine Fabiola (4%).  En 2013, la princesse entre au conseil d'administration des sociétés immobilières créées par son époux et en difficulté financière (Rec Arlon 67 et Compagnie des Eoliennes). Et est nommée membre d'honneur de la Confédération Royale des Géomètres-Experts de Belgique.

6° Première interview
A l'occasion du baptême d'une nouvelle Rose Princesse Claire (créée par Martin Vissers) en septembre 2013 au Roeulx, elle accepte, pour la première fois, de répondre à une interview :

"Madame, vous venez de découvrir la rose qui porte votre prénom. Quelle est votre première impression?
- Son parfum est stupéfiant. Visuellement, cette rose est élégante, plutôt classique. Puis vient la fragrance, puissante. Le contraste est intéressant. J'ai tout de suite pensé à mon mari qui veut d'abord un jardin rempli de parfums, avant de penser au côté purement esthétique.

- Vous-même, vous jardinez?
- Oui, j'aime bien cela. J'ai peu de parterres parce que je déteste arracher les mauvaises herbes. Mais je taille moi-même mes rosiers et je jardine volontiers, quand j'ai un peu de temps. Cela me fait du bien. Lorsque j'ai besoin de conseils, je téléphone à mon père en Angleterre. Ses avis sont souvent très justes. Lors de ma visite ici au Roeulx, j'ai appris plein de choses, notamment qu'il existait des buissons de roses rampants.

- Planterez-vous la rose qui porte votre prénom dans votre propre jardin de la Villa Clémentine?
- Certainement, oui. Il faudra que je puisse me les procurer auprès de leur créateur. Il y a beaucoup de place, pas de problème. En plus, "ma" rose est très résistante aux maladies. Je suis sûre que mon mari approuvera.

- Comment s'est passée la rentrée scolaire de vos trois enfants?
- Très bien. Mais déjà, je sens que le rythme s'accélère. Car après l'école, c'est moi qui surveille leurs devoirs. C'est un aspect sur lequel je suis très pointilleuse et qui demande pas mal d'investissement. C'est quelque chose que je ne laisse à personne d'autre. Louise a à présent 9 ans, Aymeric et Nicolas ont 7 ans. Comme ils sont jumeaux, je fais les mêmes devoirs deux fois!

- Et puis, il semble que vous souhaitiez reprendre une vie professionnelle?
- Oui, mais cela se fera très très progressivement. Il faudra que mon activité s'intègre à notre organisation générale et surtout familiale". 

7° Conclusion
Depuis son mariage, Claire fait un parcours sans faute tant sur le privé où elle apporte l'équilibre à son turbulent époux, que dans sa vie publique où elle est très à l'aise. Suite au changement de règne de 2013, le couple princier est beaucoup plus sollicité qu'auparavant par le Palais :  46 activités officielles pour Claire en 2013 (30 en 2009, 41 en 2010, 23 en 2011 et 30 en 2012). Interrogée à ce sujet en octobre, la princesse répond au "Soir Magazine" :  "Nous n'y sommes pour rien, vous savez. Nous avons toujours accepté ce qu'on nous donnait à faire, à l'époque comme maintenant. Nous n'avons pas choisi de faire plus d'activités et ne sommes pas à l'origine de cette décision. Pour tout cela, il faut remercier le Roi. Aujourd'hui, tout va vraiment bien avec le Palais. Les relations sont excellentes entre les membres de la famille royale. Et nous sommes dans un état d'esprit très positif. Nous sommes vraiment ravis de pouvoir faire plus d'activités et d'être au service de la population".

Bibliographie :
DANNEELS Mario,  "Laurent : le pécheur de Laeken", éditions Jourdan, 2012
LEROY Vincent,  "Le prince Laurent et la princesse Claire de Belgique", éditions Imprimages, 2009
VANHAEREN Joke,  "Laurent, le prince des cœurs", éditions Luc Pire, 2004

mercredi 8 janvier 2014

Le palais royal de Bruxelles


                                       

Lors de la période hollandaise (1815-1830), Guillaume Ier choisit comme résidence à Bruxelles les hôtels Bender et Belgiojoso (situés sur l'actuelle place des Palais) qu'il fait relier. Sous le règne de Léopold II, "le roi bâtisseur", le palais royal est considérablement agrandi par l'architecte Alphonse Balat. Après le décès de ce dernier, c'est Henri Maquet qui va transformer la façade et la rendre plus majestueuse, telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Le palais royal est le lieu de travail du Roi qui y reçoit en audience les ministres, ambassadeurs, responsables économiques et sociaux. Les souverains y organisent chaque année plusieurs réceptions. Aucun membre de la famille royale n'y habite actuellement et les Belges peuvent le visiter gratuitement durant l'été.

De 1993 à 2013, sous l'impulsion de la reine Paola, plusieurs salons ont été restaurés et redécorés, et un comité artistique a été chargé d'intégrer l'art contemporain belge dans ce palais construit au 19ème siècle, où on peut désormais voir des œuvres de Jan Fabre, Marthe Wéry, Dirk Braeckman, Patrick Corillon et Michaël Borremans.

Grâce à notre blog ami Royalement Blog, voici une dizaine d'articles bien documentés sur le palais royal de Bruxelles :

Origine du palais royal :  http://royalementblog.blogspot.be/2012/07/le-palais-royal-de-bruxelles-de-son.html

Histoire du palais royal de Léopold Ier à nos jours :  http://royalementblog.blogspot.be/2012/07/le-palais-royal-de-bruxelles-de-leopold.html

L'Escalier d'Honneur :  http://royalementblog.blogspot.be/2012/08/le-palais-royal-lescalier-dhonneur.html

La Grande Antichambre :   http://royalementblog.blogspot.be/2012/09/le-palais-royal-la-grande-antichambre.html

La Salle Empire :   http://royalementblog.blogspot.be/2012/10/le-palais-royal-la-salle-empire.html

Le Petit Salon Blanc :  http://royalementblog.blogspot.be/2012/11/le-palais-royal-le-petit-salon-blanc.html

Le Grand Salon Blanc :   http://royalementblog.blogspot.be/2013/01/le-palais-royal-le-grand-salon-blanc.html

L'Escalier de Venise :  http://royalementblog.blogspot.be/2013/02/le-palais-royal-lescalier-de-venise.html

Le Salon Léopold Ier :   http://royalementblog.blogspot.be/2013/05/le-palais-royal-salon-leopold-ier.html

Le Salon Goya :   http://royalementblog.blogspot.be/2013/06/le-palais-royal-le-salon-goya.html

Le Salon Louis XVI :  http://royalementblog.blogspot.be/2013/08/le-palais-royal-le-salon-louis-xvi.html

Le Salon aux Pilastres :  http://royalementblog.blogspot.be/2013/10/le-palais-royal-le-salon-aux-pilastres.html

Le Salon des Maréchaux :   http://royalementblog.blogspot.be/2014/01/le-palais-royal-le-salon-des-marechaux.html

                                                 Meilleurs vœux à tous pour l'année 2014 !