mardi 27 mai 2014

Le rôle du Roi après les élections législatives

Dimanche 25 mai 2014 :  les Belges étaient appelés aux urnes pour élire leurs députés au Parlement Européen, à la Chambre et aux parlements régionaux. Comme le veut la coutume, les souverains régnants ne vont pas voter, mais par contre, le roi Albert et la reine Paola ont refait usage de leur droit de vote dans un bureau de Laeken. A la Chambre, la NVA est le parti le plus important mais si on regroupe par famille politique, c'est la famille politique socialiste (PS + SPA) qui possède le plus de sièges. On note aussi une baisse importante du Vlaams Belang et d'Ecolo, ainsi que l'arrivée du PTB qui est le seul parti national et bilingue du Parlement.


Lundi 26 mai 2014 :  Comme le veut la tradition, le premier ministre Elio Di Rupo est allé présenter la démission de son gouvernement au Roi qui lui a demandé de gérer les affaires courantes. Ce dernier a ensuite commencé ses consultations politiques au palais royal en rencontrant le président de la Chambre André Flahaut et la présidente du Sénat Sabine de Béthune. Il a ensuite reçu en audience les présidents des partis politiques représentés à la Chambre :  Bart de Wever (NVA), Elio Di Rupo et Paul Magnette (PS), Charles Michel (MR), Benoît Lutgen (CDH), Gwendolyn Rutten (VLD), Bruno Tobback (SPA) et Wouter Beke (CD&V).


Mardi 27 mai 2014 :  Le roi Philippe a poursuivi ses audiences en recevant les présidents des plus petits partis politiques de la Chambre :  Olivier Deleuze et Emily Hoyos (Ecolo), Wouter Van Besien (Groen), Olivier Maingain (FDF), Peter Mertens (PTB) et Mischaël Modrikamen (PP). Comme son oncle et son père, il n'a pas convié le parti d'extrême-droite Vlaams Belang qui est persona non grata au Palais depuis des années.  Au terme de ces consultations, le Roi a confié une mission d'information à Bart De Wever, le président de la NVA, le parti possédant le plus de sièges à la Chambre. Ils ont prévu de se revoir le 3 juin.


Pour l'anecdote, signalons cette sympathique initiative du service presse du Palais qui a apporté du café aux journalistes qui attendent devant les grilles.
                                         
                              Photo : Sympa ... le service de presse du Palais Royal apporte du café aux photographes, journalistes et cameramen qui font leur travail devant les grilles du Palais en cette première journée de consultations.


Suite au prochain épisode...

lundi 12 mai 2014

Le combat de la princesse Astrid contre la malaria (de 2007 à 2015)


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(Article actualisé en décembre 2015)

En août 2007, Astrid devient représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, créé par l'Organisation Mondiale de la Santé, le programme des Nations-Unies pour le Développement et l'Unicef, afin de lutter contre la malaria. Chaque année, 1 à 2 million(s) de personnes décédaient dans le monde des suites de la malaria. La princesse effectue un voyage en Tanzanie en octobre 2007 pour se rendre compte des ravages de cette maladie. Elle confie à la journaliste Françoise Gilson pour les quotidiens du groupe Sud Presse :


"Je suis heureuse de m'être engagée dans ce combat. La malaria est une maladie horrible dont les conséquences sont dramatiques. Comme le sida, c'est une maladie de la pauvreté. Mais on peut la soigner et la guérir. Pour cela, je me mettrai à disposition du Roll Back Malaria Partnership. Franchement, moi, je me sens une petite chose. Mais je suis très contente car c'est un combat qui me correspond. J'aime cette idée de travail d'équipe : le monde est un "global village" et on doit tous faire quelque chose. Mon rôle?  Notamment médiatiser cette problématique, vous parler à vous, la presse. Naturellement, çà ne m'est pas facile mais je suis décidée à le faire. On ne peut pas s'endurcir quand on voit ces femmes tristes et résignées face à la maladie, ces enfants qui souffrent. Les enfants, c'est ce qu'il y a de plus vulnérable. En tant que maman de cinq enfants, ce que je vois me touche encore plus".

De retour en Belgique, elle visite l'entreprise pharmaceutique Glaxo Smith Kline Biologicals à Rixensart afin d'être informée des derniers développements dans la recherche de vaccins contre la malaria.


En avril 2008, la princesse Astrid se rend en Zambie, un pays où 73% des 10 millions d'habitants vivent sous le seuil de la pauvreté. Sa visite coïncide avec la première journée mondiale de lutte contre la malaria (25 avril) qui est célébrée à Livingstone en présence de 14 ministres de la Santé africains et du vice-président zambien.


Dans le village de Katambora, Astrid rencontre les membres de l'expédition "Faire du Zambèze un fleuve de vie" qui a pour objectif de toucher les villages les plus reculés et inaccessibles par une autre voie que fluviale et distribuer des moustiquaires. Entre le 26 avril et le 10 mai 2008, cette expédition parcourt 2.500 km le long du Zambèze et traverse six pays (Angola, Zambie, Namibie, Botswana, Zimbabwe et Mozambique). Elle est coordonnée depuis Genève par le Belge Hervé Verhoosel, qui propose à la princesse de monter à bord d'un Zodiac de l'équipe.


En compagnie du Docteur Awa Marie Coll-Seck, directrice du programme RBM, et de la chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka, Astrid assiste dans le village de Katambora à une distribution de moustiquaires qui restent, à ce jour, le moyen le plus sûr de lutter contre le paludisme. Elles se rendent ensuite à l'hôpital de Livingstone et à la cérémonie officielle organisée pour la journée mondiale. Son voyage reçoit beaucoup d'échos positifs, notamment auprès des journalistes belges qui l'accompagnent en Zambie et ont pu l'interviewer :


"On a trop longtemps laissé tomber cette terrible maladie, comme si c'était une fatalité. Savez-vous qu'un enfant peut en mourir en à peine six heures? J'aime pouvoir aider mais je ne suis pas une superwoman. Mon rôle est en quelque sorte d'attirer l'attention, faire en sorte que vous veniez avec moi, vous les médias. Moi, je peux aider à promouvoir des actions comme celles-ci. Si ma venue en Zambie a permis de sauver la vie d'une seule personne, ce voyage aura déjà été une réussite. Je suis une fille très terre à terre. Pour moi, l'objectif à atteindre est le plus important.

Mme Awa Marie Coll-Seck est venue me voir à Bruxelles. Elle a notamment été ministre de la Santé au Sénégal et a travaillé pour l'Organisation Mondiale de la Santé. Le courant est passé immédiatement. Elle a dû se dire que je pouvais faire l'affaire!  Il y a urgence et ce combat me tient à cœur. Un vaccin pourrait voir le jour d'ici 2012. Il est essentiel que les Africains y aient accès, d'un point de vue économique notamment. Quand je vois ces malheureux qui n'ont rien, qui fuient leur pays pour tenter leur chance en Europe, quand je vois ces réfugiés à Gibraltar, aux Canaries, on ne peut pas rester les bras croisés. Pour nous Européens, il est important que ces gens puissent rester chez eux mais avec un vrai avenir. Celui-ci passe notamment par la santé. Mon discours n'a rien de politique".

La Malaria Foundation International - dont le siège est basé à Atlanta aux Etats-Unis - a désigné fin 2008 la princesse Astrid comme le membre de toutes les familles royales du monde qui s'engage le plus contre la malaria.


Au cours d'une conférence de presse à Bruxelles en mars 2009, elle annonce qu'elle accepte de prolonger de deux ans son mandat de représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, et qu'elle effectuera à ce titre un voyage dans le Golfe (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis et Qatar) du 27 mars au 3 avril. En novembre, la princesse, le Docteur Awa Coll-Seck et le ministre belge de la Coopération au Développement Charles Michel assistent à Bruxelles à la présentation d'United Against Malaria qui veut profiter de la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud pour attirer l'attention sur la malaria.


Après avoir effectué des voyages en Tanzanie (2007), Zambie (2008) et dans les pays du Golfe (2009), la princesse Astrid se rend en Amérique du Nord du 15 au 21 avril 2010 dans le cadre de la Semaine Mondiale contre la Malaria aux côtés du Docteur Awa Marie Coll-Seck et d'Hervé Verhoosel, respectivement directrice et porte-parole du RBM. A Ottawa, ils incitent les organisateurs du G8 à mettre le sujet du paludisme à l'agenda de la réunion des chefs d'Etat en juin. A New York, ils se rendent au siège de l'Unicef et à la Bourse afin de sensibiliser les secteurs privés à la lutte contre la malaria. Ils rencontrent également le président tanzanien pour le féliciter de la création de l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme. A Washington, ils sont allés à la Fondation des Nations Unies, à la librairie du Congrès et au bureau régional de l'OMS où la princesse Astrid a demandé à obtenir un bilan de la maladie en Amérique du Sud et en Haïti. De retour à Bruxelles, elle assiste au Parlement Européen à la présentation du nouveau rapport "Malaria and Children", co-écrit par Roll Back Malaria et l'Unicef.


Le 30 septembre 2010, la princesse est présente à l'avant-première du documentaire "The Motherland Tour : a Journey of African Woman", suivi d'une discussion sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement, notamment la lutte contre la malaria.


Un an plus tard, Astrid est à New York pour participer au dixième anniversaire du Roll Back Malaria Partnership dont elle est la représentante spéciale. Elle reçoit au palais royal l'ancien président américain Jimmy Carter afin de parler de la malaria. Et en novembre, elle se rend aux Emirats Arabes Unis, au Koweït et au Qatar avec le directeur exécutif du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose afin d'inciter ces trois pays à accroître leurs efforts pour lutter contre la malaria.


Lors de son voyage en Indonésie du 12 au 15 avril 2012, Astrid rencontre la presse :
"Pourquoi avez-vous souhaité que l'Indonésie entre dans le Roll Back Malaria Partnership?
- Il est vrai que 90% de cette pandémie touche l'Afrique, contre 10% pour l'Asie. Mais l'Indonésie est un acteur clef, membre du G20, de l'Organisation des Pays de la Coopération Islamique et de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est. Elle a le pouvoir de mettre la question de la malaria à l'ordre du jour au plan international. D'ailleurs, les réunions que j'ai pu avoir avec la Première Dame, le vice-président, le ministre des Affaires étrangères et le secrétaire général de l'ANASE ont donné lieu à des avancées prometteuses.

- Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus impressionnée ici à Sumatra?
- Les enfants médecins!  Ces tout jeunes garçons et filles qui servent de relais dans les communautés, les villages, pour rappeler à chacun avec une fraîcheur, une conviction extraordinaire, les mesures de prévention et les comportements qui permettent de limiter la prolifération de la pandémie. C'est une initiative très belle. Une approche éducationnelle qui contribuera à rompre le cercle vicieux de la maladie pour entrer dans un cercle vertueux. A l'hôpital Abdul Moeloek, j'ai rencontré plusieurs patients atteints de malaria. Le troisième était atteint d'une forme cérébrale sévère. Il a 22 ans, comme mes enfants, il a attendu un peu trop longtemps pour aller à l'hôpital, mais il va s'en sortir. On va le suivre et on va aussi procéder à une distribution de moustiquaires dans son village.

- Vous êtes représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership depuis 2007. Qu'est-ce qui vous a incité à épouser cette cause?
- Le fait que cette maladie frappe d'abord les plus vulnérables, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Et puis, il s'agit, avec la tuberculose et le sida, d'une des trois maladies globales constituant un frein au développement économique et social des populations. La perte de productivité engendrée par la malaria en Afrique est de douze milliards de dollars par an. Il en faudrait à peine plus de trois pour éradiquer ce fléau sur l'ensemble du continent. Vous ne croyez pas que ce serait une bonne affaire de se soucier des hommes?

- Pourquoi avez-vous toujours choisi d'axer votre action sur les questions de santé?
- J'aurais aimé être médecin, essayer de comprendre les maladies, de soulager les gens au mieux. Ce qui me motive, c'est l'espoir d'apporter ma petite contribution pour que les choses s'améliorent.

- Comment concevez-vous votre rôle de princesse?
- Ce titre correspond à une forme de hasard. Je le vois comme un service au profit de la population, de mon pays, comme beaucoup de personnes servent leur pays. Au-delà, je crois aussi en une responsabilité universelle. Quand on se dit développé, et même s'il y a une pauvreté grandissante dans nos pays occidentaux, on doit rester ouverts à l'extrême-pauvreté. Surtout de nos jours. Le global rejaillit sur le national.

- Que représente à vos yeux le prix que va vous remettre le secrétaire-général de l'ONU Ban-Ki Moon au nom de votre lutte contre la malaria?
- Je suis infiniment honorée. C'est extrêmement prestigieux. Je ne le mérite pas, j'effectue des visites éclair. Ce sont les gens sur le terrain qui font un travail exceptionnel. En tant que Belge, je suis fière de pouvoir ainsi représenter mon pays. Cette récompense est une façon de mettre en avant la Belgique et Roll Back Malaria".

A l'occasion des 50 ans de la faculté de médecine des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur en novembre 2012, la princesse assiste à l'exposé "La découverte du vaccin de la malaria : une aventure humaine et scientifique" du Docteur Joe Cohen, vice-président de GSK Biologicals, co-inventeur du vaccin, à qui sera remis le titre de docteur honoris causa. Le même mois, Astrid visite l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers avec le Docteur Fatoumata Nafo-Traoré, la nouvelle directrice du Roll Back Malaria Partnership.


En janvier 2013, elle se rend en Suisse au forum économique de Davos et au siège de la FIFA à Zürich pour mobiliser les personnalités présentes à la lutte contre la malaria. Après avoir rencontré le président de la FIFA Joseph S. Blatter, la princesse a répondu aux questions du site Internet FIFA.com :


"Quel est l'objet de votre visite à Zürich?
- En tant que représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership (RBM), je suis très honorée d'avoir eu l'occasion de me rendre dans les bureaux de la FIFA à Zürich. J'y ai rencontré le président Blatter pour discuter de l'engagement de la FIFA dans le domaine de la santé et plus particulièrement de la lutte contre la malaria. Ces dernières années, la FIFA a apporté un soutien précieux à RBM. J'étais très heureuse de pouvoir exprimer personnellement ma gratitude à Mr Blatter. Nous avons également évoqué d'autres collaborations possibles entre la FIFA et RBM, notamment à travers les campagnes que nous proposons.

- Quel rapport entretenez-vous avec le football? Comment voyez-vous ce sport?
- J'aime regarder le football à la télévision. Je suis contente que mes deux fils pratiquent ce sport. Le football est bien plus qu'un jeu. Il développe l'esprit critique, il influence les comportements et il a le pouvoir de provoquer de grands changements dans nos sociétés, partout dans le monde. Des personnes d'origines sociales ou géographiques très diverses se trouvent des points communs sur le terrain. Ils oublient ainsi leurs différences. Indépendamment des opinions de chacun, le football est capable de rapprocher les communautés. Notre objectif est donc de canaliser cette énergie pour encourager le changement social et faire passer un message d'espoir.

- Qu'espérez-vous accomplir en tant que représentante spéciale de RBM?
- A travers mon action au sein du RBM, j'espère être en mesure d'inscrire cette maladie sur l'agenda international. Je suis la voix de tous ceux et celles qui luttent contre la malaria. Je souhaite encourager les pouvoirs publics à agir dans ce domaine. Grâce à l'action conjuguée des partenaires de RBM, nous avons accompli des choses extraordinaires en l'espace de quelques années. J'espère contribuer à faire avancer cette cause. Il faut que le nombre de malades diminue, jusqu'à ce que ce fléau appartienne définitivement au passé.

- Où en est-on dans la lutte contre la malaria au niveau mondial?
- Ces dernières années, nous avons réalisé des progrès importants dans la lutte contre la malaria. Le nombre de décès causés par cette maladie a reculé de 25% depuis 2001. Au cours de cette période, 43 pays à travers le monde ont vu leur nombre de cas diminuer d'au moins 50%. A la fin de l'année 2010, nous avions distribué suffisamment de moustiquaires traitées aux insecticides pour couvrir les besoins de 80% de la population à risque en Afrique. Néanmoins, ces succès restent fragiles. Près de la moitié de la population mondiale reste menacée par la malaria. En dépit de nos avancées dans le domaine de la prévention, du diagnostic et du traitement,  219 millions de personnes contractent la maladie chaque année. On dénombre encore plus de 650.000 décès annuels. Nous devons travailler dans toutes les régions où sévit la malaria. Nous devons également œuvrer pour des solutions durables, afin que la malaria ne soit pas en mesure de faire son retour dans les zones où elle avait été éradiquée.

- En quoi la FIFA peut-elle vous aider à résoudre ce grave problème de santé?
- En tant qu'instance dirigeante d'un sport pratiqué par des millions de personnes, je crois que la FIFA a la responsabilité et l'opportunité de mettre le pouvoir du football au service de la promotion de messages positifs et du changement social. J'ai été très impressionnée par les programmes Football for Health et 11 pour la Santé mis en place par la FIFA. Ces initiatives s'appuient sur le football pour encourager des comportements sains et transmettre un message d'espoir aux communautés confrontées à des maladies comme la malaria ou le sida. J'espère que la FIFA et RBM seront en mesure de collaborer sur de nouveaux projets, qui contribueront à améliorer la santé de chacun.

- Le président de la FIFA rappelle souvent que le football joue un rôle social et culturel. Etes-vous de ceux qui pensent que le football est plus qu'un jeu?
- Tout à fait! Je crois que le football a le pouvoir de rapprocher les communautés, de faire passer des messages d'espoir et de contribuer au changement social. La campagne Unis contre la Malaria lancée par les partenaires de RBM s'est appuyée sur la popularité du football pour toucher plus d'un milliard d'individus, grâce à des annonces et des publicités diffusées pendant la Coupe du Monde 2010. Pendant la Coupe d'Afrique des Nations, des joueurs comme Samuel Eto'o ou Didier Drogba relaient le message dans plus de dix pays africains. A travers cet engagement, le football s'adresse à des passionnés qui vivent au sein de communautés vulnérables. Ces messages vont sauver des vies.

- Pourquoi avez-vous choisi de vous engager auprès du RBM?
- J'ai décidé de devenir la représentante spéciale du RBM parce que je trouvais inacceptable que tant de gens souffrent et meurent à cause d'une maladie que l'on sait prévenir et traiter, comme la malaria. Dans le cadre des mes fonctions, j'ai eu l'occasion de me rendre en Zambie, en Tanzanie et en Indonésie. J'ai pu voir par moi-même les dégâts que cause la malaria :  des mères marchent pendant des heures, accompagnées de leurs enfants malades, en quête d'un traitement indisponible ou trop cher ; des classes se retrouvent désertées ; des pères enterrent leurs enfants bien trop jeunes. Mais j'ai également pu constater que des solutions simples et peu coûteuses pouvaient être porteuses d'espoir :  des moustiquaires traitées, des insecticides, des diagnostics fiables et des traitements appropriés. Ces outils ont fait leurs preuves. Ils sont efficaces, ils ne coûtent pas cher et ils peuvent changer le cours de l'histoire pour des générations. Plus que jamais, nous devons travailler ensemble pour protéger ces outils.

- Pour quelle raison vous passionnez-vous pour cette cause?
- La malaria revêt une importance particulière à mes yeux car elle s'attaque aux personnes les plus vulnérables : les femmes enceintes et les enfants. Malgré les formidables progrès de la médecine, cette maladie tue encore aujourd'hui un enfant à chaque minute. Je ne vous parle pas de statistiques. Il s'agit de vies humaines et de destins qui ne s'accompliront jamais. Ces décès ont un impact économique significatif dans des régions souvent déjà durement éprouvées. En Afrique, qui concentre 90% des décès liés à la malaria, on estime que cette maladie entraîne une perte de productivité de 12 milliards de dollars par an. La malaria est une maladie que l'on sait traiter et prévenir. Pourtant, elle plonge des pays entiers dans la pauvreté. Je veux voir des mères donner naissance à des enfants en bonne santé, qui fêteront leur cinquième anniversaire et dont els études ne seront pas perturbées par la malaria. Ce n'est pas une utopie, mais pour réaliser cet objectif, nous aurons besoin de l'aide et de l'engagement de nombreuses personnes. Je crois qu'il est de notre devoir de trouver toutes les ressources nécessaires pour que tout le monde puisse vivre une vie saine et productive, sans craindre la malaria".

Quelques mois plus tard, la princesse se rend au Japon et au Cambodge en tant que représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, et y est reçue notamment par les deux familles royales. Au Japon, elle lance un appel pour accroître les investissements asiatiques dans la lutte contre la malaria en vue de la future Conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique.


Astrid en profite aussi pour rencontrer les journalistes belges qui l'accompagnent :
"Alors que la malaria n'est plus tellement une maladie médiatique, pourquoi cette visite au Japon et au Cambodge?
- Je me suis rendue au Japon pour plaider le maintien de la problématique de la malaria à l'agenda des priorités de ce pays donateur, comme des autres pays donateurs dans le monde entier. Malgré les succès obtenus (un quart de décès en moins dans le monde depuis le début de l'action de Roll Back Malaria), ce fléau reste encore actif dans le monde, avec 90% de cas qui touchent l'Afrique et près de 10% l'Asie. Il faut donc plus que jamais reconscientiser au plus haut niveau sur l'intérêt de cette lutte. Je suis aussi venue au Cambodge non seulement pour féliciter les autorités des succès déjà obtenus dans cette lutte contre la maladie. Leur plan de lutte national est un exemple à montrer au monde entier. Mais je suis aussi venue ici pour attirer l'attention sur une nouvelle problématique :  dans la région du Mékong, le parasite devient résistant aux meilleurs traitements. Il faut donc plus que jamais maintenir les efforts pour éradiquer la maladie, mais aussi encourager comme ils le font ici un dépistage systématique dans les villages au cœur même des régions endémiques. Ce qui permet un meilleur diagnostic et donc l'application d'un traitement approprié. Car l'application de traitements préventifs parfois à mauvais escient a permis malheureusement au parasite de trouver la parade aux médicaments.

- Pourquoi avoir accepté de soutenir la lutte contre la malaria? Qu'est-ce qui vous motive encore six ans plus tard?
- La malaria, la tuberculose et le sida touchent particulièrement les personnes les plus vulnérables de la société :  les enfants, les femmes enceintes et les pauvres en général. Il y a une pauvreté extrême dans le monde. En 2000, le secrétaire général de l'ONU de l'époque, Kofi Annan, s'est dit que cela ne pouvait plus durer et a initié des actions précises en ce sens. Moi, vous le savez peut-être, j'ai beaucoup de mal à voir la pauvreté qui règne dans notre pays et dans le monde. Nous avons tout intérêt, tous, à ce que le monde aille mieux. C'est ma principale motivation. Chaque fois que j'en parle, cela me touche, excusez-moi.

- Comment concevez-vous votre rôle de princesse? Attirer l'attention sur des causes et ouvrir des portes par votre titre ou votre notoriété?
- Vous savez, je me sens non seulement une citoyenne belge, mais aussi une citoyenne mondiale. Et face à des thématiques comme la pauvreté et des maladies, la Belgique est peut-être un petit pays, mais elle s'implique! Elle est présente à tous les niveaux. On peut tous aider, chacun à notre place, à notre niveau. Moi, je ne suis qu'un instrument. Mais je pense que je peux exercer un plaidoyer que ce soit auprès des autorités ou directement sur le terrain en visitant des projets. Je peux peut-être aussi apporter des contacts et une certaine médiatisation. Mais vous savez, on m'a proposé de faire ce travail et c'est à vous de juger de l'efficacité de mon implication. Je n'oserais pas en parler moi-même. Si on me dit que je ne suis plus utile, je me retirerai. Je ne veux surtout pas m'imposer".

En mai 2014, la princesse Astrid, le prince Lorenz, le Docteur Fatoumata Nafo-Traoré et Hervé Verhoosel se rendent à Abu Dhabi pour rencontrer la sheikha Lubna bint Khalid bin Sultan Al Qasini (ministre de la Coopération internationale et du développement des Emirats Arabes Unis) et inaugurer l'exposition "Malaria :  Blood, Sweat and Tears". En juin 2015, elle rencontre la direction d'IDAY International.

Son mandat de représentante spéciale se termine à la fin de l'année 2015.

dimanche 4 mai 2014

Activités royales en avril 2014

9 audiences pour le Roi :  le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 2 fois), audience collective pour la prestation de serment de plusieurs magistrats, l'asbl des Commerçants et Artisans du Quartier des Abattoirs d'Anderlecht, la championne de boxe Delfine Persoon, ainsi que les ambassadeurs d'Algérie, Arabie Saoudite, Costa Rica et Nouvelle Guinée. 




16 activités officielles pour le Roi :  visite de l'usine Volvo à Gand, déjeuner à Bruges en l'honneur du président chinois, dîner avec le secrétaire-général des Nations-Unies et son épouse, réception au palais royal pour les chefs de délégation du sommet UE-Afrique, 20ème anniversaire du Comité Permanent R, spectacle musical "14-18" à Malines, départ de la course cycliste Liège-Bastogne-Liège, déjeuner au palais royal de Stockholm, visite du Parlement suédois, rencontre avec le premier ministre suédois, réception à l'ambassade de Belgique à Stockholm, visite au Parlement norvégien, rencontre avec la première ministre norvégienne, visite de l'exposition sur les 200 ans de la Constitution norvégienne, déjeuner au palais royal d'Oslo, réception à l'ambassade de Belgique à Oslo.                               
           
15 activités officielles pour la Reine :  visite de l'usine Volvo à Gand, déjeuner à Bruges en l'honneur du président chinois, dîner avec le secrétaire-général des Nations-Unies et son épouse, réception au palais royal pour les chefs de délégation du sommet UE-Afrique, remise du Prix Inbev-Baillet Latour de la Santé 2014, spectacle musical "14-18" à Malines, déjeuner au palais royal de Stockholm, visite du Parlement suédois, rencontre avec le premier ministre suédois, réception à l'ambassade de Belgique à Sotckholm, visite au Parlement norvégien, rencontre avec la première ministre norvégienne, visite de l'exposition sur les 200 ans de la Constitution norvégienne, déjeuner au palais royal d'Oslo, réception à l'ambassade de Belgique à Oslo.














3 activités officielles pour le roi Albert et la reine Paola :  film sur l'exploitation sexuelle des enfants, audience avec le pape François au Vatican, canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II.









0 activité officielle pour la reine Fabiola.










1 activité officielle pour la princesse Astrid :  audience avec le pape François au Vatican.










0 activité officielle pour le prince Lorenz.










0 activité officielle pour le prince Laurent.










2 activités officielles pour la princesse Claire :   inauguration de l'exposition d'amaryllis au château de Beloeil, réception à l'ambassade de Grande-Bretagne pour l'anniversaire d'Elisabeth II.








Récapitulatif des activités officielles de janvier à avril 2014 :




Roi :  61 activités officielles + 56 audiences


Reine :  55 activités officielles


Princesse Astrid :  48 activités officielles


Prince Laurent :   13 activités officielles


Roi Albert II et Reine Paola :  10 activités officielles


Princesse Claire :   5 activités officielles


Prince Lorenz :   4 activités officielles


Reine Fabiola :  0 activité officielle