lundi 26 janvier 2015

L'asbl Les Oeuvres de la Reine


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(Article actualisé en août 2017)

La reine Fabiola (de 1960 à 1993)

Ce sont le roi Baudouin et la reine Fabiola qui ont créé l'asbl Les Œuvres de la Reine en 1960 avec les dons et cadeaux offerts par la population à l'occasion de leur mariage. Le but était d'utiliser ces fonds pour venir en aide à la population dans le besoin. On suppose que cet argent a été placé, et que ce sont les intérêts générés qui sont utilisés.

La reine Paola (de 1993 à 2013)

En 1993, il est décidé de répartir ce fonds financier en deux :  l'asbl Les Œuvres de la Reine (géré par la reine Paola) et l'asbl Les Œuvres de la Reine Fabiola. Au cours de ces deux décennies, les Œuvres de la Reine soutiennent différents projets de la Fondation Reine Paola, et aident les personnes qui écrivent au couple royal.

Le Secrétariat Social de la Reine (créé également par la reine Fabiola dans les années soixante) et le Service des Requêtes du Roi trient ces lettres en deux groupes :  celles qu'ils vont orienter vers un ministère ou un organisme spécifique pour répondre au problème, et celles qu'ils vont aider financièrement. Après une recherche d'informations sur la situation de l'expéditeur, les Œuvres de la Reine acceptent de leur envoyer un chèque de 200 euros afin de payer des frais médicaux, de logement ou de chauffage (les lettres concernant des enfants sont souvent envoyées à l'Œuvre Royale des Berceaux Princesse Paola et à la section belge de l'Association Mondiale des Amis de l'Enfance).

Un exemple concret parmi toutes ces demandes : Lysiane Noël. Suite au départ de son mari en 2008, elle se retrouve avec quatre enfants sans le moindre meuble. Elle a raconté à la presse :   "Je m'en fichais de dormir par terre, mais je ne voulais pas ça pour les enfants. Dans les magasins de seconde main, les lits coûtaient 25 ou 50 euros. C'était encore trop pour moi. Je dépendais du CPAS et je n'avais pas d'emploi. J'avais donc seulement pu leur donner des matelas gonflables. J'ai écrit à la reine Paola pour lui faire part de ma situation difficile. Un mois et demi plus tard, je recevais une lettre du Palais et un coup de fil du CPAS d'Anderlues, choqué que j'ai osé m'adresser à la Reine!  En revanche, le Palais a versé 200 euros sur mon compte. Avec cette somme, j'ai acheté des lits. J'ai écrit à la Reine pour la remercier et j'ai joint les tickets de caisse à ma lettre pour lui prouver que j'avais effectivement dépensé cette somme utilement. La secrétaire de la Reine m'a téléphoné ensuite pour me demander s'il ne me manquait rien d'autre. Je lui ai dit que je n'avais pas de matelas. Le Palais m'a versé à nouveau 200 euros. Je ne remercierai jamais assez la Reine pour son aide à un moment où j'en avais vraiment besoin. Aujourd'hui, j'ai un compagnon et nous avons deux enfants de plus. C'est le bonheur". 

Le Palais a fait remarquer que le nombre de lettres reçues sont en nette augmentation depuis la crise financière de 2008. Les Œuvres de la Reine ont distribué 200 euros :
   - à 242 familles en 2006 (soit 48.400 euros au total)
   - à 450 familles en 2010 (soit 90.000 euros au total)
   - à 500 familles en 2011 (soit 100.000 euros au total)
   - à 650 familles en 2012 (soit 130.000 euros au total)
   - à 650 familles en 2013 (soit 130.000 euros au total)

La reine Mathilde (depuis 2013)
En février 2014, la reine Fabiola dissout les Œuvres de la Reine Fabiola, et en transfère le capital aux Œuvres de la Reine (désormais gérées par la reine Mathilde). Le fonds initial de 1960 est donc reconstitué, mais il est impossible d'évaluer son importance, car l'asbl a toujours eu des obligations limitées en termes statutaires et n'a donc jamais dû rendre ses comptes publics.

Fin 2014, le Palais confirme la rumeur selon laquelle l'asbl Les Œuvres de la Reine était le légataire universel de la reine Fabiola, décédée le 5 décembre. On ignore le capital légué mais une chose est certaine : le Secrétariat Social de la Reine et l'asbl Les Œuvres de la Reine sont les deux plus belles réalisations de la reine Fabiola qui continuent d'aider les Belges en difficulté depuis plus de cinquante ans.

Les Oeuvres de la Reine ont distribué 200 euros :
  - à 520 familles en 2015 (soit 104.000 euros au total)
  - à 769 familles en 2016 (soit 153.800 euros au total)

lundi 12 janvier 2015

"Femmes Prix Nobel de la Paix" (Princesse Marie-Esméralda de Belgique)

                                                                Image de couverture Femmes prix Nobel de la paix
A l'occasion de la sortie fin 2014 de son livre "Femmes Prix Nobel de la Paix" (éditions Avant-propos), la princesse Marie-Esméralda de Belgique a répondu aux questions de la journaliste Isabelle Monnart pour le quotidien "La Dernière Heure/Les Sports" :


"Comment êtes-vous entrée en contact avec ces femmes? Comment avez-vous expliqué votre démarche?
- Je leur ai soumis l'idée du livre et je leur ai dit que j'avais envie qu'elles soient rassemblées dans un même ouvrage. Il y a eu quelques biographies de certaines d'entre elles. Il y a eu des autobiographies également. Je pense qu'elles ont trouvé çà intéressant, d'autant plus que certaines d'entre elles se sont regroupées dans une association :  L'Initiative des Femmes. Pour réagir aux événements et aux causes brûlantes. Et Dieu sait qu'il y en a.


- Vous faites remarquer que, ces dernières années, la parité a été meilleure. Néanmoins, vous êtes toujours étonnée de voir à quel point les femmes ont été sous-représentées?
- Je trouve çà très injuste. D'autant plus, comme le dit Jody Williams, que les femmes sont tellement présentes au moment de la paix, à quelque niveau que ce soit (pour reconstruire les familles, la société). Les guerres sont vraiment déclenchées par les hommes.


- Ces femmes sont souvent étonnées d'être ainsi honorées?
- C'est beaucoup de responsabilités, un énorme effet médiatique. La plupart d'entre elles ne sont pas formées, habituées à répondre à des questions, à des interviews. Il y en a certaines pour qui çà a été très dur, qui ont subi des critiques. Rigoberta Menchu, par exemple, a subi des attaques très violentes, puisqu'un professeur américain a fait une enquête et a établi que certains faits qu'elle racontait, s'ils étaient véridiques, n'avaient pas pu avoir été vécus par son auteur. Elle a dû se justifier, expliquer. Elle l'a très mal vécu, parce qu'elle avait l'impression qu'on voulait dire qu'elle ne méritait pas ce Nobel.


- Ces femmes ont vécu des choses extrêmement dramatiques. Au fond d'elles, il reste des blessures. Comment avez-vous fait pour les faire parler?
- C'est aussi çà qui m'intéressait : devant ces destins tragiques, essayer de comprendre comment la femme avait survécu. Ce qui m'a frappée, c'est l'énergie - malgré tout ce qui leur est arrivé - de la plupart d'entre elles. Dans le cas de Rigoberta, elle a perdu ses deux parents, deux frères assassinés de la manière la plus horrible. Malgré çà, c'est une femme qui parvient à rire, qui a de l'humour et un message extrêmement positif.


- Dans ce page, il y a aussi des pages dans lesquelles vous expliquez le contexte politique du pays de ces femmes?
- J'ai suivi mon cheminement. La Birmanie ou le Liberia, ce sont des pays que je connaissais très mal. Je me suis dit qu'il y avait des gens (la majorité) qui devaient être comme moi. Je pensais que c'était un outil important. J'ai d'ailleurs fait un travail didactique à la maison, avec mes enfants.


- Quelles sont les réactions des hommes face à un livre comme le vôtre?
- Les réactions que j'ai eues étaient très positives et heureusement! J'entends de plus en plus d'hommes qui trouvent qu'il faut plus de femmes au pouvoir, dans les sociétés, parce qu'elles apportent une dimension humaine, paisible, de compromis. Et c'est vrai. D'ailleurs, les hommes sont les premiers à dire que çà fonctionne mieux, par exemple, dans un conseil d'administration quand on a des femmes autour de la table. Mais il reste beaucoup à faire.


- Et le Prix Nobel de la Paix 2014 a été attribué à Malala Yousafzai.
- C'est incroyable de penser, quand on l'entend aujourd'hui, qu'elle n'a que 17 ans... Elle a une maturité, une détermination, une force tranquille. Elle parle devant tous ces hommes, ces autorités, sans avoir peur. C'est un grand espoir, dans cette génération et dans ces pays. Car la difficulté est encore plus grande dans ces sociétés qui sont encore tellement patriarcales. C'est l'espoir. Malheureusement, je n'ai pas pu la rencontrer".

lundi 5 janvier 2015

Revue "Museum Dynasticum" du 2ème semestre 2014

Il y a un peu plus d'un an, je vous avais déjà parlé de l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel (dont le Roi est le président d'honneur) :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/11/lassociation-royale-dynastie-et.html


Leurs membres viennent de recevoir la revue "Museum Dynasticum" du 2ème semestre 2014. Au programme de cette revue intéressante et de grande qualité :


- un article "Koning Albert I : held en vredesvorst" par Gustaaf Janssens (responsable des archives du Palais de 1988 à sa retraite en 2013)


- un article "Le roi Albert Ier et Jules Destrée : une estime mutuelle?" par Marguerite Rassart-Debergh (historienne de l'ULB et petite-nièce par alliance de Jules Destrée)


- un article "De Civiele Lijst Albert en Elisabeth tijdens de eerste wereldoorlog" par Alex Deseyne (conservateur du Mémorial Prince Charles à Raversijde de 1988 à 2007)


- des comptes-rendus de plusieurs livres (dont "Maria de Villegas de Saint-Pierre : une châtelaine dans les tranchées" paru aux éditions Racine) par les historiens Olivier Defrance et Olivier de Trazegnies


- un compte-rendu des deux dernières visites de l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel :  le 27 février à l'exposition "14-18 : C'est notre histoire"  à Bruxelles ; le 30 mai à l'exposition "Vrij Vaderland" à Furnes et au Musée In Flanders Fields à Ypres.


Prochaine activité de l'association (www.musdyn.be) :  la traditionnelle réception de Nouvel An au Musée Bellevue.